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Des brèves d'actus au fil de l'actualité. 


Brèves France

 

Prévention du suicide : un service d’écoute à la MSA 

Face aux situations de détresse que connaissent de nombreux agriculteurs, la MSA a mis en place un service d’écoute. Lancé en octobre 2014, en partenariat avec SOS Amitiés et SOS Suicide Phénix, le service Agri ‘écoute, joignable au 09.69.39.29.19, est accessible à tout moment, nuits et week-end compris, en toute confidentialité.

En outre, au sein de chaque MSA, une cellule de prévention du suicide a été créée avec le concours de travailleurs sociaux, de médecins... En cas de mal être, il est ainsi possible de contacter le service pour être accompagné psychologiquement. Depuis sa mise ne place en 2012, 2 500 personnes ont été entendues et le pire a pu être évité. Selon la MSA, le suicide est la troisième cause de décès chez les agriculteurs, après les cancers et les maladies cardiovasculaires.

 

Plan de soutien à l’élevage : report de la date de dépôt des dossiers 

Le plan de soutien à l’élevage annoncé par le gouvernement les 22 juillet et 3 septembre deniers  a mis en œuvre des mesures d’allègement des charges des éleveurs. Il prévoit en particulier une restructuration de la dette des éleveurs pouvant aboutir dans certains cas à une « année blanche » totale ou partielle.  Initialement fixée fin décembre, le ministre de l’Agriculture a décidé de reporter jusqu’au 31 janvier 2016 la date limite de dépôt des dossiers dans les DDT pour les mesures de restructuration de la dette.

 

Un mois de décembre particulièrement chaud et sec

Comme le mois précédent, les températures du mois de décembre ont été largement supérieures aux normales saisonnières selon Agreste Conjoncture Climatologie. La température moyenne nationale a atteint 9,8 °C, soit 3,8 °C au-dessus de la normale saisonnière. L’écart à la normale a été plus marqué dans le Nord (+4,8 °C) que dans le Sud, (+2,2 °C en Corse). Idem pour les précipitations. Après un mois de novembre assez sec, les précipitations ont également été très déficitaires sur l’ensemble du territoire. Le déficit s’est établit à 72 % par rapport à la normale, davantage dans le Sud-Ouest où il a dépassé les 88 %. Une situation observée depuis le mois de septembre puisque les précipitations n’ont atteint que 32 % par rapport à la normale.

 

Enseignement supérieur : fusion de l’Esitpa et LaSalle Beauvais

Partageant les mêmes valeurs et la même vision de l’enseignement, l’Ecole d’ingénieur en agriculture (Esitpta) affiliée au réseau des chambres d’Agriculture et l’Institut polytechnique LaSalle de Beauvais se sont unis. La nouvelle entité créée n’a pas encore de nom mais elle est déjà très structurée : elle constitue la plus grande école d’ingénieurs agricoles de France en termes d’effectifs. Sébastien Windsor, président de la chambre d’Agriculture de Seine Maritime est le nouveau président de l’école d’ingénieurs et Philippe Choquet, le directeur, ce dernier dirigeant auparavant l’institut polytechnique de LaSalle depuis 1999. Ce nouvel exécutif est ainsi à la tête de deux campus, de 150 enseignants chercheurs et de plus de 2.500 élèves ingénieurs. Son ambition est d’unir les compétences des deux écoles d’ingénieurs pour créer « un seul et unique acteur de niveau européen de l’enseignement supérieur des sciences de la terre, du vivant et de l’environnement ». Fusionnés, l’Esitpa et LaSalle Beauvais mettent en commun leurs chaires d’enseignement, leurs unités de recherches, leurs formations diplômantes et leurs partenariats avec les universités étrangères. En septembre prochain, un seul concours d’entrée sera organisé et un seul diplôme commun sera délivré aux étudiants en fin de cycle. Selon Guy Vasseur, président de l’Apca et Sébastien Windsor, ce rapprochement sera un atout pour accompagner les mutations technologiques de l’agriculture et pour avoir plus de visibilité en France et à l’international. Pour Sébastien Windsor et Philippe Choquet la fusion des deux écoles met à l’abri le nouvel établissement de restrictions budgétaires. Le nouvel établissement a par ailleurs l’intention de conforter les partenariats financiers des deux écoles fusionnées avec les conseils régionaux Normandie et Picardie-Nord pas de Calais pour s’équiper de nouveaux matériels.

 

Joseph Daul promu officier de la Légion d’honneur 

Joseph Daul a été promu officier de la Légion d’honneur dans le cadre de la promotion du nouvel an. Ancien président de la Fédération nationale bovine, de l’interprofession viande (Interbev) et vice-président de la FNSEA, Joseph Daul s’est engagé en politique en devenant député européen en 1999. Réélu à Strasbourg en 2004 puis en 2009, il fut successivement président de la Commission agricole et du Développement rural de cette Assemblée de 2002 à 2007, puis président du groupe du Parti populaire européen (PPE), de 2007 à 2014. Agriculture Information lui adresse ses chaleureuses félicitations.

 

Brèves Europe-Monde

 

Plus de 80% des européens sont favorables à la PAC 

Selon le tout dernier baromètre européen, mené du 17 au 26 octobre 2015 auprès de 27 822 citoyens des 28 pays membres de l’UE, et publié le 6 janvier par la Commission Européenne, plus de 80 % des citoyens communautaires considèrent le rôle de la politique agricole commune (PAC) comme « important » voire « très important » pour stimuler l’emploi et la croissance et aider les agriculteurs dans la chaine alimentaire. Près de 66 % d’entre eux pensent que la PAC contribue à améliorer les relations commerciales entre l’UE et le reste du monde. Une grande majorité (87 %) souhaite également que l’Europe continue de payer les agriculteurs pour les encourager à adopter des pratiques culturales favorables à l’environnement.  D’une manière générale, la Commission via ce baromètre observe un intérêt grandissant de la part des citoyens européens vis-à-vis de l’agriculture et des zones rurales. La finalité de cette enquête est de mieux comprendre la relation entre les européens et leurs agricultures.

 

Momagri lance une agence de notation agricole 

Momagri, le think tank qui réunit notamment quelques grandes coopératives comme Limagrain, Pau Euralis, In Vivo, lance une agence de notation dédiée à l’agriculture et à l’alimentation. Jacques Carles son délégué général a annoncé, le 7 janvier, qu’il publiera régulièrement trois indicateurs. Le premier mesurera la solvabilité alimentaire de 36 pays de la planète. Autrement dit, leur potentiel agricole et leur capacité à assurer leur autonomie alimentaire. Le second vise à évaluer le soutien public des pays à leur agriculture et faire la chasse aux idées reçues. Par exemple le fait que l’Europe et la France, en particulier, soutiennent davantage leur agriculture que les Etats-Unis, alors que c’est l’inverse, selon Jacques Carles. Le troisième indicateur en cours d’élaboration portera sur la stabilité des politiques agricoles, « parce l’instabilité a une influence sur la solvabilité », précise le délégué général.

 

Des projets de réforme sur les appellations d’origine font réagir les organisations agricoles 

Deux nouveaux projets de texte pour remplacer une partie du règlement n° 607/2009 relatif aux appellations d’origine protégées, aux indications géographiques protégées, aux mentions traditionnelles et à l’étiquetage ont provoqué la colère des organisations nationales de la production CNAOC, VINIGP, CCVF et VIF. La Commission Européenne souhaite, par ce biais, simplifier et adapter les règles au traité de Lisbonne. Ces nouvelles réformes ont déclenché l’exaspération des professionnels du secteur. « On en a assez d’entendre parler de simplification mais de ne rien voir venir. La simplification pour les vignerons oui, la simplification pour la seule Commission non ! Qu’on nous explique en quoi le remplacement d’un texte par plusieurs (…) permet de simplifier les choses » ont-elles déclarées unanimement.

 

Brèves Produits-Filières

 

Le porc s’enfonce dans la crise 

L’année démarre mal pour les producteurs de porc. La première cotation de l’année s’est établie à 1,07 €/kg au Marché du porc breton (MPB), loin du niveau objectif de 1,40 €/kg fixé l’été dernier. Pour l’année 2015, le cours moyen a atteint 1,24 €/kg, alors que le seuil de rentabilité est estimé entre 1,42 €/kg et 1,45 €/kg. Tous les pays ont vu leurs tarifs baisser non seulement en France de 6,71 %, mais également en Allemagne (- 10,4 %), en Espagne (- 11,3 %) et au Danemark (- 11,5 %). Pourtant la production  a continué à augmenter de 2,7 % à 3 % en Europe, soit 8 millions de porcs supplémentaires, notamment en Espagne dont les volumes mis en marché ont progressé de 7 % en 2015, selon le MPB. Et cela malgré la poursuite de l’embargo russe et une consommation atone, voire en baisse dans certains pays de l’Union européenne comme la France et l’Allemagne.

 

FCO : agrandissement du zonage 

Avec la confirmation de huit nouveaux cas depuis le 17 décembre, le nombre de foyers confirmés de FCO est désormais de 143. Les derniers cas enregistrés en Corrèze, dans l’Isère, en Saône et Loire et dans l’Yonne ont conduit à une extension  de la zone réglementée qui s’étend désormais de la région parisienne jusqu’à la Méditerranée et de la Charente jusqu’aux frontières suisse et italienne. Le port de Sète, grand site d’exportation d’animaux en vif qui avait été inclus dans la zone réglementée a été exclu au vu de la situation épidémiologique et aux mesures de désinfection qui ont été mises en œuvre dans la zone portuaire.

Pour autant, la crise n’est pas terminée. Depuis quelques jours, le non-renouvellement du protocole avec l’Espagne a donné un coup d’arrêt au commerce d’animaux vivants avec ce pays. De nombreux animaux ne trouvent pas preneurs  sur les marchés, sans compter ceux qui restent en ferme, le tout entraînant un effondrement des cours.

 

Le SP95-E10 moins taxé depuis le 1er janvier 

Depuis le 1er janvier 2015, le carburant SP95-E10 qui contient jusqu’à 10 % d’éthanol a vu la taxe intérieure de consommation (TICPE) diminuer de 0,3 centime par litre. Alors que la TICPE du SP95 et du SP98 a augmenté de 1,7 centime par litre et celle du gazole de 3 centimes par litre. Au final le SP95-E10 devrait être vendu 5 centimes moins cher dans la même station, au lieu de 3 centimes actuellement. A ce jour, le SP95-E10 convient à 91 % des véhicules essence en circulation dont tous les véhicules immatriculés depuis 2009. La difficulté est que le SP95-E10 n’est pas disponible dans toutes les stations-service. On ne le trouve encore que dans une station sur deux.

 

Loup : la FNSEA demande des abattages supplémentaires 

Grâce aux assouplissements obtenus par la FNSEA dans le cadre du Plan national loup, notamment l’appui des chasseurs dans les prélèvements, 34 loups ont été abattus à ce jour depuis le début de la campagne le 1er juillet 2015, sur les 36 autorisés. Ceci étant les agressions  du prédateur n’ont pas diminué, ni les dommages causés aux éleveurs. Ainsi, 2 339 attaques ont été recensées et 8 339 victimes en 2015, contre 2 231 attaques et 8 313 victimes en 2014. C’est la raison pour laquelle, Jean-Pierre Royannez, administrateur de la FNSEA en charge du dossier  prédateurs, vient d’adresser un courrier au ministère de l’Ecologie et du Développement durable pour lui demander une convocation en urgence du Groupe national loup. La FNSEA souhaite qu’il se prononce sur un quota supplémentaire de prélèvement en 2016.

 

Grippe aviaire : un nouveau foyer dans le Lot 

Un nouveau cas de grippe aviaire H5N1 a été découvert dans le Lot dans un élevage de volaille (260 pintades, 280 canards, 650 poulets de chair et 60 poules pondeuses), le 4 janvier. Ce qui porte à 66 le nombre de foyers d’influenza aviaire actuellement diagnostiqués depuis l’apparition de l’épizootie, le 27 novembre. Désormais sept départements du Sud-Ouest sont concernés : les Landes (28), la Dordogne (13), le Gers (10), les Pyrénées Atlantiques (10), les Hautes-Pyrénées (3), la Haute-Vienne (1) et désormais le Lot (1).  

 Brèves France

 

Grippe aviaire : l’épizootie s’étend

 Le 21 décembre le ministère de l’Agriculture dénombrait 53 foyers d’influenza aviaire répartis sur six départements du Sud-Ouest, les Landes (19), la Dordogne (12), les Pyrénées Atlantiques (10), le Gers (9), les Hautes-Pyrénées (2) et la Haute-Vienne (1). Pour tenter de juguler l’épizootie et rassurer nos clients étrangers, le ministère de l’Agriculture a pris le 18 décembre un nouvel arrêté créant une nouvelle zone de restriction au-delà des zones de protection et de surveillance prévues par la réglementation européenne. Cette zone qui couvre les six départements du Sud-Ouest concernés plus quelques communes du Lot et de la Charente impose des mesures complémentaires en matière de restriction des mouvements d’animaux, de nettoyage, de désinfection et de vide sanitaire.

 

Les agriculteurs éligibles à la prime d’activité

A partir du 1er janvier 2016, la MSA met en œuvre la Prime d’activité qui remplace la Prime pour l’emploi et le RSA Activité. Elle est destinée aux exploitants agricoles dont les bénéfices agricoles annuels ne dépassent pas environ 16 330 euros (pour une personne seule), aux salariés dont les revenus d’activité sont inférieurs à environ 1 500 euros net par mois, ainsi qu’aux étudiants salariés et apprentis justifiant de revenus professionnels compris entre environ 890 euros et environ 1 500 euros net par mois, sur une période d’au moins trois mois.

Les actuels bénéficiaires du RSA Activité n’ont aucune démarche à effectuer. Ils basculeront automatiquement dans le nouveau dispositif début 2016.  Les adhérents de la MSA susceptibles de remplir les conditions d’attribution de la Prime d’activité seront informés, dès janvier, du contenu de cette prestation et des démarches à réaliser pour en bénéficier. La demande pourra être réalisée à partir de la mi-janvier 2016 sur les sites internet des MSA.

 

 

Mise en place de l’opération « fêtes de fin d’année »

Chaque année, les inspections sanitaires sur toute la chaîne alimentaire sont renforcées à l’occasion des festivités. Du 30 novembre 2015 au 8 janvier 2016, ce sont près de 4 000 agents du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt qui sont mobilisés pour s’assurer du bon respect des règles en matière d’hygiène, de sécurité et de qualité des produits. Ainsi, l’opération menée l’année dernière du 1er décembre 2014 au 9 janvier 2015 avait révélé un taux de non-conformité de 11,3 % (contre 12,5 % en 2013) en restauration commerciale, et de 11,6 % (contre 7,9 % en 2013) en distribution-métiers de bouche, conduisant à la fermeture administrative de 54 établissements. Le ministère annonce une vigilance accrue cette année sur les secteurs de la vente ambulante ou encore la distribution et la vente au détail de coquillage.

 

Anne-Marie Quemener, nouvelle commissaire générale du Space

Anne-Mari Quemener est nommée commissaire générale du Space à compter du 1er janvier 2016. Elle succède à Paul Kerdraon qui fait valoir ses droits à la retraite, le 1eravril prochain. Diplômée de l’Institut de perfectionnement en langues vivantes d’Angers et de l’Ecole supérieure de commerce de Rennes, Anne-Marie Quemener est arrivée au Space en 1993. Elle était jusqu’à présent responsable du développement international et de la communication.

 

Brèves Europe-Monde

 

Les sujets prioritaires en Agriculture de la présidence néerlandaise

Présentés à Bruxelles dans un document d’orientation le 18 décembre, les grands thèmes choisis par les Pays-Bas ont été dévoilés. Rappelons qu’à compter du 1er janvier 2016, le pays sera à la tête de l’Union européenne pendant six mois. Dans le secteur de l’agriculture, les points prioritaires s’articuleront autour de la question des brevets et des droits à l’obtention végétale, de la mise en œuvre de la réforme de la PAC et de son avenir après 2020, de la résistance microbienne et de l’agriculture biologique.

 

Interdiction prolongée d’importer certains fruits et légumes indiens dans l’UE

La Commission européenne a annoncé, le 22 décembre, vouloir proroger jusqu’au 31 décembre 2016, les mesures visant à prévenir l’introduction de certains fruits et légumes en provenance d’Inde. De nombreuses interceptions ont ainsi été constatées avec la présence notoire d’organismes nuisibles présents dans les végétaux ou produits végétaux. La Commission en a conclu que des efforts d’améliorations supplémentaires du système de certification phytosanitaire indien étaient nécessaires.

 

Le Parlement européen adopte un projet planifiant une gestion agricole d’avenir

Le projet d’avis Zoffoli, du nom de son rapporteur, a été adopté le 22 décembre par la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ComEnvi) du Parlement européen. Il se base sur le rapport « Favoriser l’innovation et le développement  économique pour une gestion agricole d’avenir de l’UE ». Sept amendements de compromis y ont été apportés concernant les points suivants : l’importance de l’innovation dans le domaine de l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire, la promotion de l’économie circulaire à travers le compostage, la distribution de la nourriture invendue aux ONG pour réduire le gaspillage alimentaire. Mais aussi des mesures pour favoriser la transition vers des pratiques durables (réduction des GES, santé publique etc.) assurant dans un même temps un revenu décent pour les agriculteurs, préserver la biodiversité, améliorer le fonctionnement de la chaîne alimentaire par le biais de mesures de transparence telles que l’étiquetage d’origine. Promouvoir également des dispositifs pour renouer avec la compétitivité et l’innovation en milieu rural et ainsi générer de l’attractivité et contrebalancer les phénomènes d’abandon et/ou d’accaparement des terres. Le dernier amendement effectué concerne les besoins en investissement en faveur des PME en particulier, dans les secteurs de la recherche, de l’industrie et de l’agriculture. La ComEnvi souhaite que l’ensemble des propositions contenues dans le projet Zoffoli soient « incorporées dans la proposition de résolution » par la Commission de l’agriculture et du développement rural.

 

 

Brèves Produits-Filières

 

Axéréal prend le contrôle d’Agri-Négoce

Axéréal, le groupe coopératif du Centre de la France, a annoncé avoir signé un accord avec Améropa pour l’acquisition de sa filiale Agri-Négoce. La réalisation de cet achat renforce Axéréal dans les métiers du grain et étend sa zone d’influence du Centre vers l’Ouest de la France. Avec un chiffre d’affaires de 176 millions d’euros en 2014/2015, Agri-Négoce a réalisé une collecte de près de 500 000 tonnes de grain. Quatrième négociant de céréales privé français, l’entreprise dispose de 31 sites dont 23 silos, sur une zone qui couvre six départements (la Sarthe, la Mayenne, l’Indre-et-Loire, le Maine-et-Loire, le Loir-et-Cher et l’Orne). Quant à Axéréal, il a traité, en août 2014/2015, plus de 10 millions de tonnes de grain pour un chiffre d’affaires de 3,2 milliards d’euros.

 

Bioéthanol : une fiscalité en demi-teinte

Le projet de loi de Finances rectificative pour 2015 introduit une fiscalité inférieure de 2 centimes par litre pour le supercarburant SP95-E10 par rapport aux SP95 et SP98 à compter du 1er janvier 2016. Par rapport à 2015, la taxe intérieure sur les produits énergétiques (TICPE) sera en effet réduite de 0,3 centime en 2016 alors que celle des SP95 et SP98 va augmenter de 1,7 centime. La filière bioéthanol s’en félicite en précisant que l’écart de prix entre SP95-E10 et SP95 devrait passer en moyenne à 5 centimes dans une même station. Ce qui va encourager de nombreux automobilistes à adopter le SP95-E10. En revanche, le texte augmente, pour 2017, la part carbone de la taxation des énergies dans la TICPE sans distinguer le contenu en carbone renouvelable de celui en carbone fossile, contrairement à ce que prévoit la loi de Transition énergétique pour la croissance verte adoptée par le Parlement au début de l’été 2015. Enfin, alors que l’Assemblée nationale avait voté en première lecture de la loi de Finances rectificative un alignement progressif du régime TVA des essences sur celui du gazole pour les entreprises (à savoir la possibilité pour les entreprises de récupérer 80 % de la TVA sur les dépenses de carburant), elle a subitement changé d’avis en deuxième lecture. Conséquence, les entreprises ne sont pas encouragées à choisir une motorisation essence à la place du gazole, déplore la filière bioéthanol.

 

Brèves France

 

Compte pénibilité : les OPA demandent le report en 2017

« Il est indispensable de repousser l’ensemble de son application au 1er janvier 2017 », déclare dans un communiqué commun la FNSEA, Coop de France et l’Ania, à propos du compte pénibilité. D’abord, elles considèrent que le travail d’assouplissement et d’adaptation du dispositif aux difficultés pratiques des entreprises n’est pas achevé, notamment pour les très petites entreprises (TPE). Sans parler des coûts engendrés par le futur dispositif, alors que de nombreuses activités traversent une crise de compétitivité. Ensuite, faute de publication des décrets d’application, les branches professionnelles sont dans l’impossibilité de travailler à d’éventuels référentiels et les entreprises ne sont pas en mesure d’appliquer le dispositif. Enfin des modifications sont attendues par les OPA comme la réécriture du facteur « postures pénibles », de l’exclusion des salariés saisonniers de moins de trois mois et de l’exposition aux agents chimiques.

 

Calamités agricoles : les OPA contestent la méthode de reconnaissance

A ce jour, 29 départements sont reconnus au titre des calamités agricoles selon un communiqué du ministère de l’Agriculture. Aux 16 départements déjà inclus dans la liste, s’en sont rajoutés 13 autres lors du dernier Comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA), le 9 décembre. Ces reconnaissances vont permettre d’indemniser les agriculteurs touchés par la sécheresse de cet été. Les premiers acomptes vont ainsi être versés dans les prochains jours. Notons que des demandes ont été reportées dans l’attente d’éléments complémentaires concernant l’Aveyron, le Gers, l’Hérault, le Lot et la Saône et Loire. Un CNGRA se tiendra courant janvier pour statuer sur leur sort. Pour leur part, les demandes de l’Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher et du Loiret ont fait l’objet d’un avis défavorable.

Des contestations de l’ensemble des organisations professionnelles incluant la FNSEA se sont élevées contre ces décisions prises par la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) et de la méthodologie employée, qui selon elles, n’a pas pris en compte l’avis des comités d’experts locaux. « Il y a un véritable déni du travail effectué localement » estime la FNSEA. Ainsi, la reconnaissance de l'état de sécheresse doit, selon le syndicat, s'appuyer sur le rapport délivré par un comité départemental d'expertise "piloté par le Préfet et mobilisant les services des DDTM et les représentants agricoles". La FNSEA demande à ce que "l'ensemble des dossiers "sécheresse" soient réexaminés" lors du prochain CNGRA prévu en janvier.  Par ailleurs, ces décisions gouvernementales s’adjoignent à celle de ponction de 255 millions d’euros directement dans le fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) prévue dans la loi de finance rectificative 2015.

 

 

L’Excellence française séduit les chefs

En novembre française, l’Excellence française a récompensé 22 produits labellisés AOP/AOC ou IGP/IGC. Alors que le savoir-faire français en matière d’origine des produits est souvent remis en cause dans les négociations internationales, tirant vers l’uniformisation de l’alimentation, ces produits inspirent les grands chefs. Pas moins de 10 chefs trois étoiles proposent des recettes à partir des produits du palmarès, note la FNSEA dans un communiqué. « Après avoir vu la gastronomie française inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est la preuve supplémentaire que le « Manger français » n’est pas seulement un slogan, mais aussi la garantie, pour nos concitoyens, d’une haute qualité, d’un art de vivre particulier », souligne la FNSEA. Qui se félicite également du soutien apporté par les professionnels des métiers de bouche « qui perpétuent des traditions gastronomiques, qui font l’histoire, la culture et l’identité de nos régions ».

 

Roland Baud nouveau médiateur de la MSA

Le Conseil d’administration de la Caisse centrale de la MSA a nommé Roland Baud en tant que médiateur. Il succède, à compter du 1er janvier 2016, à Jean-François Chadelat qui est arrivé au terme de son mandat. Ingénieur agronome Ina-PG, Roland Baud est bien connu du milieu agricole. Directeur de la FNSafer de 1987 à 2002, il a pris la direction de l’Assemblée permanente des chambres d’Agriculture de 2002 à 2012 avant de devenir consultant en stratégie-organisation auprès d’organisations agricoles. Nommé pour trois ans, renouvelable une fois, la mission du médiateur consiste à résoudre à l’amiable les litiges entre les adhérents du régime agricole et leur caisse MSA. Tout assuré ou ayant-droit relevant du régime agricole de protection sociale peut le saisir à titre personnel.

 

        Vient de paraître :

« La Tournée des Patrons », des vignerons aux bistrots parisiens

Il est une catégorie d’agriculteurs que l’on croise immanquablement à Paris : celle des vignerons fournisseurs des innombrables bistrots à vins parisiens. La Tournée des Patrons raconte l’histoire de ces établissements qui connurent leur heure de gloire dans les années 70 et 80 avec l’apogée des vins primeurs, en particulier du Beaujolais. Depuis, les « authentiques » bistrots s’approvisionnant directement dans les vignobles et élaborant leurs propres cuvées sont quelque peu en voie de disparition. Les auteurs de cette « Anthologie des bistrots à vins parisiens », un journaliste, Bruno Carlhian, et un photographe, Gabriel Omnès, tous deux bons connaisseurs du monde agricole, ont fait poser et parler ces patrons et patronnes hérauts du vin dans la capitale et leurs producteurs favoris. Parmi eux Pierre Savoye dans le Beaujolais, Henri Marionnet en Touraine ou encore Jacques Siret, dirigeant agricole bien connu, à Quincy dans le Cher. Jalonnée de plus de 100 photographies et d’une cinquantaine d’illustrations du dessinateur Gab (bien connu des lecteurs de la France Agricole), la Tournée des Patrons  rassemble dans un beau livre souriant les mondes de la vigne et du bistrot qui, depuis un demi-siècle, sont devenus inséparables. Préfacé par Jean-Luc Petitrenaud. La Tournée de Patrons, 104 pages, format : 240 x 240 mm, papier vernis. 19€ TTC en vente sur : tourneedespatrons-lelivre.com ou sur editionsautresvoix.fr


Brèves Europe-Monde

 

La Commission Européenne lance une consultation publique sur la PAC

Dans le cadre d’une simplification de la politique agricole commune (PAC) concernant les mesures liées à l’environnement introduites lors de la réforme survenue en 2013, la Commission Européenne a décidé d’ouvrir une consultation publique du 15 décembre 2015 au 8 mars 2016. Cet objectif vise à réduire la charge administrative des agriculteurs et des administrations nationales lors de l’application des régulations environnementales. Par ailleurs, la Commission rappelle à ce titre que l’écologie compose pour 30 % des aides directes de la PAC. Des pratiques agricoles favorables à l’environnement, la diversification des cultures et le maintien de prairies permanentes sont autant d’actions éligibles pour les percevoir. Le lien pour participer à cette grande consultation est le suivant :https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/greening-first-year , seule ombre au tableau et pas des moindres, l’anglais est l’unique langue choisie pour enregistrer sa contribution.

 

Le TTIP serait gagnant-gagnant pour les USA et l’Europe d’après l’USDA

Dans le dernier rapport de novembre du ministère de l’Agriculture américaine (USDA), le traité transatlantique en cours de négociation donnerait un avantage considérable mutuel pour les parties nord-américaine et européenne. En 2013, les échanges entre ces deux acteurs représentaient un volume monétaire de 35 milliards de dollars. Les simulations de scénarios effectuées par l’USDA, jouant en fonction du niveau des barrières tarifaires, estiment un potentiel de croissance supplémentaire évalué entre 6,3 Mrd$ et 11,6 Mrd$ (sur la base des chiffres de l’année 2011) et bénéficiant à la fois pour les Etats-Unis et l’Europe. Le ministère américain déclare ainsi que les Etats-Unis augmenteront leurs exportations tandis que l’Europe bénéficiera d’une baisse des prix d’importation et plus de gains en terme macroéconomique que les USA.

Le think-thank Momagri (mouvement pour une organisation mondiale de l’agriculture) n’a pas tardé à réagir dans un communiqué du 17 décembre en s’adressant directement au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « Momagri demande à Jean-Claude Juncker de prendre position sur le rapport de l’USDA concernant le TTIP qui donne l’agriculture américaine gagnante ! ».  

 

La production laitière mondiale est supérieure à la demande du marché

Selon un communiqué du 16 décembre, de l’institution financière néerlandaise Rabobank, concernant le 4ème trimestre 2015, les prix des produits laitiers se stabilisent sans pour autant montrer de signe d’appréciation. Bien que la demande continue de croître en Europe et aux Etats-Unis en particulier, celle-ci apparaît en diminution dans les pays émergents. Un surplus de production à l’export s’est créé d’après le rapport de la Rabobank sur cette période.

 

 Brèves Produits-Filières

 

Lait : nette progression de la collecte en octobre

Selon Agreste Conjoncture, la collecte de lait de vache a progressé de 3 % en octobre dernier par rapport au même mois en 2014. En cumul depuis le début de la campagne 2015/2016, elle a atteint un volume de 14,3 milliards de litres, en hausse de 1 % par rapport à la campagne précédente. La reprise automnale a été particulièrement dynamique dans l’Ouest et le Nord de la France. En revanche, selon les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer, les livraisons auraient stables en novembre 2015 par rapport à novembre 2014.  A 306 €/1000 litres en octobre, le prix du lait standard affiche une baisse de 15 €/1000 litres par rapport à septembre 2015 et recule de 48 €/1000 litres par rapport à octobre 2014

Ailleurs en Europe, la collecte est toujours dynamique dans les pays d’Europe du Nord, malgré des signaux de prix négatifs. Ainsi dépassait-elle en septembre 2015 de 9 % en Belgique, de 10 % aux Pays-Bas et de 13 % en Irlande, le niveau atteint un an plus tôt. Alors que l’Allemagne, le Royaume-Uni, et la Pologne s’inscrivait dans un trend plus modéré de +2 %.

 

Les rencontres Made in viande 2016 sont lancées

Tous les professionnels de la filière qui souhaitent ouvrir leurs établissements au public le temps d’une journée sont invités à se rapprocher des comités régionaux d’Interbev afin de formaliser l’inscription et apparaître ainsi dans le programme officiel des Rencontres Made in viande 2016. Les professionnels inscrits recevront également tout le matériel nécessaire pour accueillir les visiteurs : invitations, affiches, tracts, éléments de signalisation et de décoration, suggestions d’animations…L’objectif de cette opération est de tisser des liens avec les consommateurs et évoquer avec eux des sujets qui font débat actuellement : le modèle d’élevage français, le bien-être animal, la traçabilité et la qualité des viande, ainsi que présenter les métiers de la filière aux jeunes et susciter des vocations.

     Informations inscriptions : les comités régionaux d’Interbev ou rendez-vous sur :

     www.la-viande.fr/made-in-viande (rubrique professionnels)

 

Légumes de France demande l’abrogation du compte pénibilité

Depuis début 2015, tous les salariés exposés à des facteurs de pénibilité bénéficient d’un compte personnel de prévention de la pénibilité. Sur dix facteurs de risque identifiés, quatre sont comptabilisés depuis le 1er janvier 2015 et doivent être déclarés en janvier 2016. Parmi eux, le travail répétitif qui est susceptible de concerner de nombreuses entreprises de la filière légumière. Pour Légumes de France, « le dispositif est inapplicable », dans les entreprises du secteur. Pire encore, poursuit le syndicat, le gouvernement n’a pas encore publié la définition réglementaire du travail répétitif, ni précisé les modalités d’application pour les saisonniers,« alors que les entreprises doivent l’appliquer depuis le 1er janvier 2015 ». Ainsi, Légumes de France demande« l’abrogation pure et simple du compte pénibilité ». Autre mesure qui tracasse les entreprises de la filière : l’application à compter du 1er janvier 2016 de la complémentaire santé pour les salariés. Alors que la FNSEA et les cinq centrales syndicales ont signé en septembre un accord pour introduire une condition d’ancienneté de trois mois, le gouvernement a décidé à la dernière minute la mise en place d’un « chèque santé », dont pourront bénéficier les CDD. « Les entreprises légumières de France, déjà fortement pénalisées par un coût du travail distorsif par rapport à leurs principaux concurrents n’ont pas besoin de ces nouvelles charges administratives et financières supplémentaires ». Et de menacer de recourir à la main d’œuvre détachée qui n’est concernée par aucune de ces mesures « pour opérer un choc de simplification ».

 

Un plan national de développement de l’agroforesterie est en marche

Un projet sur cinq ans (2015-2020) dédié à l’agroforesterie vient d’être dévoilé par le ministre Stéphane Le Foll, lors de la journée nationale du 17 décembre. Celle-ci apparaît être un levier majeur pour favoriser la transition agro-écologique des territoires selon un communiqué du ministère de l’Agriculture. Ce plan, décliné en 5 axes et 23 actions vise à donner « une impulsion décisive » de l’agroforesterie à travers la mise en place d’un observatoire, le pilotage de fermes, des levées de fonds via la PAC ou encore des outils de distinction tels qu’un label « végétal local ».