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Des brèves sur toute l'actualité agricole au fil de l'eau...


 

Brèves France

 

Le soutien du Premier ministre à la Ferme « des 1 000 veaux » 

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve s’est rendu le 10 février dans la Creuse, sur le site du centre d’engraissement collectif de Saint martial le Vieux (dit « ferme des 1 000 veaux), victime en décembre dernier d’un incendie criminel. Il y a rappelé son attachement à l’élevage, tout comme son soutien à une démarche qui « répond à des objectifs que chacun ne peut que partager » : « conforter des exploitations dont les revenus sont généralement en dessous de la moyenne nationale, en leur permettant de produire des animaux finis dans le cadre d’un accord commercial avec un partenaire reconnu », maintenir des emplois au niveau local, et « rompre aussi la solitude des éleveurs », a ajouté le Premier ministre. Ce dernier a également insisté sur l’aspect stratégique de son engagement auprès des éleveurs : « l’élevage prémunit aussi bien les territoires ruraux contre le risque de désertification (…) et il contribue à la lutte contre le dérèglement climatique en assurant le stockage du carbone dans les prairies ». Le Premier ministre a par ailleurs dénoncé les « violences inacceptables » et le dénigrement de la démarche « avec des termes et des phrases qui n’ont rien à voir avec la réalité du projet que je viens de découvrir ».

 

La FNSEA, l’UNAPL et l’Udes interpellent les candidats sur l’emploi dans les territoires 

Dans une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle, diffusée le 14 février, la FNSEA, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) et l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) demandent à ce que leurs secteurs d’activité aient davantage de place dans les projets sociaux gouvernementaux. « Il nous semble essentiel (…) de renforcer la participation des organisations multiprofessionnelles dans l’ensemble des instances du dialogue social national et nous comptons sur votre soutien pour parvenir à cet objectif », indiquent les organisations qui plaident également « pour une meilleure prise en compte de nos entreprises dans les dispositifs de soutien à l’investissement et à la compétitivité ». Les trois organisations attendent donc les réponses proposées par les candidats à leurs entreprises, PME et TPE implantées sur les territoires, non délocalisables et qui représentent 30 % de l’économie du pays.  

 

Appel à candidature pour le Président de l’Observatoire des prix et des marges 

Le ministre de l’Agriculture et la secrétaire d’Etat au Commerce ont publié le 15 février un appel à candidature pour les fonctions de président de l’Observatoire de la formation de prix et des marges des produits alimentaires, fonctions précédemment occupées par Philippe Chalmin. Cet observatoire a pour mission « d’éclairer l’action publique sur les coûts de production et la répartition de la valeur ajoutée dans la filière alimentaire », avec un secrétariat général placé au sein de FranceAgriMer, rappelle leur communiqué. Nommé pour trois ans par les ministres, le président de l’Observatoire coordonne les travaux du comité de pilotage où sont réunis des représentants des filières et des consommateurs, ainsi que des personnalités qualifiées. Il comportera aussi, suite à l’adoption de la loi Sapin 2, deux députés et deux sénateurs désignés par leurs pairs. Les candidats ont jusqu’au 15 mars pour se faire connaître.

 

Brèves Europe-Monde

 

Pomme de terre : risque de manque de plants pour les transformateurs européens 

Selon le NEPG, qui représente les producteurs des 5 grands pays du Nord-Ouest de l’U.E (Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) l’augmentation annoncée des surfaces consacrées à la pomme de terre dans cette zone pourrait bien ne pas être atteinte en raison du manque de plants ou de leur prix trop élevé. Ce risque de pénurie concerne plus particulièrement la production destinée à l’industrie de transformation (frites, flocons, chips…) dont les besoins vont croissants (les industriels européens ont encore augmenté de 700 000 à 800 000 t leur capacité de transformation). Les prix des contrats entre producteurs et industriels ont augmenté de 20 à 30 %. Afin de pallier ce manque de plants, diverses alternatives sont envisageables comme l’utilisation de tous petits plants, l’utilisation de variétés à double fin (transformation/consommation en frais ou fécule), recours à des variétés encore peu connues. Ce qui exigera de la part des agriculteurs une grande vigilance pour répondre à la haute qualité exigée par les industriels.

 

CETA : la FNSEA appelle à ne pas signer le traité 

Alors que le Parlement européen doit se prononcer le 15 février sur la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), la FNSEA reconnaît l’aspect « ambitieux et progressiste » de l’accord mais « l’honnêteté nous conduit aussi à souligner les impacts de cet accord sur la viande bovine française », ajoute l’organisation. L’ouverture d’un contingent de 50 000 tonnes serait un poids supplémentaire pour ce secteur déjà en crise. Parallèlement, avec les conséquences inconnues du Brexit, « il serait irresponsable que l’Union s’engage dans de nouveaux accords commerciaux bilatéraux sans avoir obtenu préalablement les garanties nécessaires », indique la FNSEA qui demande donc à ce que le traité ne soit pas signé.  

 

CETA : la FNB dénonce la « trahison » des parlementaires européens 

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) a été adopté le 15 février par le Parlement européen. La Fédération nationale bovine (FNB) a de nouveau dénoncé les impacts particulièrement négatifs de l’accord, qui sera mis en application dès mars, pour la filière bovine européenne : « 70 000 tonnes de viandes majoritairement engraissées au maïs OGM, aux antibiotiques et aux farines animales, vont venir déséquilibrer un marché sous haute-tension. Et nous n’avons aucune garantie sur les contrôles prévus par le Canada, concernant l’interdiction des activateurs de croissance et des hormones dans la production ». « Les décideurs européens, s’il en est encore, doivent dans les prochains jours annoncer les mesures compensatoires, hors budget agricole », ajoute l’organisation.

 

Brèves Produits-Filières

 

Négociations commerciales : la FNPL appelle l’aval à la décence 

Face aux déclarations des industriels laitiers qui dénoncent l’absence de revalorisation des tarifs par la grande distribution et une menace sur l’économie de leurs entreprises, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) « constate que la baisse du prix du lait suite à une mauvaise conjoncture ne fait jamais l’objet de tant d’interrogations dans son application par les entreprises laitières ». Dans un communiqué diffusé le 15 février, l’organisation rappelle que « des centaines d’agriculteurs ont déjà perdu leur ferme du fait de la crise », et estime que le prix 2017 doit s’approcher de celui de 2014, répondant à « un besoin vital d’oxygène des producteurs de lait après deux ans de crise ». Appelant les acteurs de l’aval à la décence et au respect des dispositions mises en place dans la loi Sapin 2, la FNPL prévient que dans le cas contraire, « les producteurs de lait seront, sur le terrain, les gardiens de la loi face aux contrevenants » et qu’ils n’hésiteront pas « à pointer les mauvais élèves ».

 

Bruno Dufayet élu président de la FNB 

La Fédération nationale bovine (FNB) a procédé le 15 février au renouvellement de son bureau pour trois ans. Succédant à Jean-Pierre Fleury, Bruno Dufayet a été élu président avec 39 voix sur 52. Cédric Mandin (Vendée) est secrétaire général, Patrick Benezit (Cantal), Emmanuel Bernard (Nièvre), Ludovic Cauchois (Somme), Thierry Duval (Morbihan), Guy Hermouet (Vendée) et Alexandre Merle (Les Savoie) sont vice-présidents. Eleveur dans le Cantal, Bruno Dufayet était auparavant membre du bureau de la FNB. Il préside par ailleurs la Commission Enjeux sociétaux d’Interbev.

 

Drosophila suzukii : les professionnels agricoles interpellent le ministre 

Dans une lettre ouverte, la FNSEA, sa commission viticole, Jeunes agriculteurs, la FNPF et Légumes de France interpellent Stéphane Le Foll sur les risques que fait peser Drosophila suzukii, ravageur des cerises, sur la campagne à venir. L’interdiction en 2016 du diméthoate, seul insecticide réellement efficace mais considéré comme trop toxique, laissent en effet les producteurs dans l’inquiétude. « Nous le savons, pour pouvoir leur apporter des solutions efficaces, viables économiquement et pérennes pour lutter et/ou se protéger contre Drosophila suzukii, il faudra du temps », rappellent les organisations dans leur courrier du 15 février. Les responsables agricoles entendent cependant « apporter une première réponse à l’urgence », et « rassembler les conditions permettant de trouver, aussi rapidement que possible, comment éradiquer le ravageur ». Ils demandent ainsi un rendez-vous avec les services concernés pour évoquer l’ensemble des pistes de solution et leur calendrier de mise en œuvre.

Brèves France

 

Négociations commerciales : après les réunions, la FNSEA attend de l’action 

Suite au comité de suivi des relations commerciales réuni sous l’égide des ministres de l’Economie et de l’Agriculture le 9 février, la FNSEA qui y participait tient à rappeler « que les producteurs ne supporteront pas une année supplémentaire de prix excessivement bas ». « Le temps est venu une bonne fois pour toute d’inverser la logique de construction du prix et de sortir de la spirale infernale de la LME qui s’avère une véritable machine à casser de la valeur. C’est d’ailleurs une des 13 propositions de la FNSEA aux candidats à l’élection présidentielle », rappelle la FNSEA. L’organisation attend par ailleurs de pouvoir juger l’efficacité des outils mis en place dans la loi Sapin II. Des outils dont le ministre de l’Agriculture a rappelé l’importance, indique par ailleurs un communiqué commun de Michel Sapin et de Stéphane Le Foll. Le ministre de l’Economie « a rappelé qu’il avait demandé à la DGCCRF d’être particulièrement vigilante », précise le texte qui ajoute que « les Ministres ont rappelé la nécessité que les négociations tiennent compte, pour l’ensemble des maillons de la filière, du contexte de remontée des cours de plusieurs produits agricoles, en particulier dans les filières laitière, porcine et des produits de la mer ».

 

Négociations commerciales : JA demande des hausses de prix dans la filière lait 

Alors que les industriels laitiers ont dénoncé le 7 février une grande distribution qui refuserait d’augmenter les prix des produits laitiers, dans le cadre des négociations commerciales, Jeunes agriculteurs (JA) interpelle les deux parties : « cessez de vous renvoyer la balle », indique un communiqué diffusé le 9 février. Après l’effort des éleveurs pour réduire la production de lait, « cette embellie est indispensable », notamment pour les jeunes installés qui doivent couvrir leurs coûts de production pour rembourser leurs emprunts, rappelle JA. « Une filière est composée de maillons interdépendants et ne peut fonctionner qu’avec un respect mutuel des partenaires économiques, ce que semble nier l’aval de la filière vis-à-vis des producteurs. Si le 28 février prochain nous constatons des prix de vente identiques à 2016, nous saurons, nous, prendre nos responsabilités », ajoute le syndicat.

 

JA rappelle son opposition au CETA

Alors que la ratification du traité de libre-échange avec le Canada (CETA) doit être votée le 15 février par le Parlement européen, le président de Jeunes Agriculteurs (JA) rappelle que, ratifier en l’état, « cet accord conduirait une nouvelle fois à la disparition de nombreux éleveurs européens ». JA est conforté dans sa position par l’étude de l’Institut de l’Elevage, l’Institut du porc et AgroParisTech qui estime que les 70 000 tonnes d’importation de viande bovine haut de gamme issues de l’accord déstabiliserait la production européenne (400 000 tonnes sur ce type de produit) : « le maillon de l’engraissement canadien est plus compétitif grâce aux parcs d’engraissement et à la concentration de quatre grands abattoirs, quant à la réglementation canadienne, elle autorise les protéines animales dans l’alimentation du bétail et le bien-être animal fait l’objet de moins de contrainte », rappelle JA.

 

CETA : Interbev et la Fondation Nicolas Hulot interpellent les candidats à la présidentielle 

« Sous aucun prétexte, vous n'accepterez de cautionner l'adoption du CETA, cet accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada qui ouvrira les portes de notre marché à plusieurs dizaines de milliers de tonnes de viandes issues d'animaux engraissés au maïs OGM, aux antibiotiques et aux farines animales, remettra en question notre principe de précaution et affaiblira nos règlementations », écrivent l’Interprofession bétail et viande, Interbev, et la Fondation Nicolas Hulot dans une lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle, diffusée le 6 février. Pour éviter les conséquences néfastes en matière d’alimentation, de santé, d’emploi et d’écologie, les deux organisations incitent les candidats à peser sur la décision des députés pour qu’ils votent contre le CETA le 15 février, et s’adressent au futur président en lui demandant de « revenir sur cet accord au cours des six premiers mois de votre quinquennat ».

Formation : les enfants d’agriculteurs nombreux dans le supérieur 

A travers le dispositif Entrée dans la vie d’adulte (EVA) 2007, la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance s’est alliée au ministère de l’Education nationale et à l’Insee afin de suivre 34 343 jeunes de leur entrée en 6ème en 2007 jusqu’à leur situation au 1er mars 2015. Qu’en ressort-il ? Tout d’abord que le niveau de connaissances en 6ème est déterminant sur leur situation huit ans plus tard. Ainsi, parmi les 25 % ayant obtenu les meilleurs résultats en 2007, 77 % poursuivent des études dans le supérieur. Cependant, l’origine sociale est aussi un facteur à prendre en compte. C’est sans surprise que les enfants de cadres arrivent en tête en nombre d’étudiants inscrits dans le supérieur (68 %). Néanmoins, les enfants d’agriculteurs ne sont pas en reste, arrivant en deuxième position (58 %) devant les enfants issus des professions intermédiaires (53 %) et des artisans et commerçants (45 %). Existe-il une filière de prédilection pour ces populations majoritairement d’origine rurale ? Ils semblent se concentrer dans les filières STS c’est-à-dire en sections de techniciens supérieurs. En effet, les enfants d’agriculteurs sont les seuls étudiants qui ne s’inscrivent pas principalement en licence : ils sont seulement 27 % contre 34 % en STS. Cette filière permet une insertion professionnelle plus rapide puisque 24 % ont un emploi, très souvent lié à leurs études, quand cette part n’est seulement de 8 % chez les étudiants en licence. Ils restent aussi plus longtemps chez leurs parents : seulement 30 % ont leur propre logement, soit 14 points de moins que la moyenne des étudiants du supérieur. Enfin, ces élèves de STS seraient en petite majorité (51 %) plutôt optimistes sur leur avenir : c’est moins que les apprentis (68 %) ou les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, mais plus que leurs camarades ayant opté pour la licence (47 %).

 

Renouvellement des générations : JA organise une semaine de sensibilisation 

Avec seulement deux installations pour trois départs en retraites, « la relève n’est pas assurée dans l’agriculture, il faut que l’ensemble de la profession et les pouvoirs publics s’en préoccupent davantage », prévient Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs (JA). Le syndicat organise ainsi, du 6 au 10 février, des actions de sensibilisation sur tout le territoire : forums dans les lycées agricoles, visites d’exploitation, rencontres avec les élus locaux… L’objectif est de lever les freins à l’installation, entre accès difficile aux terres, démarches administratives ou manque de financement. « Il existe pourtant un accompagnement des porteurs de projet qui prouve son efficacité et qui continue de s’adapter aux besoins de plus en plus diversifiés des jeunes. Il faut en faire la promotion ! », rappelle JA dans son communiqué.

 

La baisse coût des intrants s’atténue sur un an en décembre 2016 

En décembre 2016, la courbe descendante du coût d’achat des moyens de production agricole s’atténue en glissement annuel, avec - 1,3 % (contre - 3 % en novembre 2016) indique Agreste dans sa note de conjoncture de février. On note une légère augmentation par rapport au mois précédent (+ 0,7 %), avec des prix de l’énergie et des lubrifiants en hausse de + 3,6 % et de + 13,5 % sur un an. Le prix d’achat des aliments pour animaux est stabilisé pour le cinquième mois consécutif, mais son recul s’atténue sur un an (- 3,1 %, contre - 3,6 % en novembre 2016). Enfin, pour le deuxième mois consécutif et en rupture avec la baisse du prix observée depuis avril 2015, le prix des engrais et amendements a augmenté de + 3 % en décembre, en lien avec la hausse du prix des engrais azotés. Sur un an, le recul du prix s’atténue donc à nouveau avec - 13 % (contre - 15,8 % en novembre 2016).

 

Couverture mobile : les maires ruraux veulent une carte de France à jour 

A l’occasion de la signature, par les associations d’élus, le 6 février, d’une convention nationale avec l’Etat et les quatre opérateurs de téléphonie mobile pour étendre le programme de couverture du réseau, les élus de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) appellent leurs collègues à « signaler la qualité effective de la couverture mobile de leur territoire », via la plateforme http://francemobile.agencedunumerique.fr. « La vie de nos concitoyens est pénalisée et la France est en retard », déplore l’AMRF. Les maires ruraux demandent à ce que les fonds européens pour les investissements stratégiques (fonds Junker) soient utilisés pour le financement des infrastructures numériques, plutôt que de recourir pour cela au fonds d’investissement local et à la dotation pour l’équipement des territoires ruraux (DETR) comme prévu par la convention. « Recourir à la DETR n’est ni suffisant ni opportun », alerte l’AMRF qui rappelle que les crédits dédiés au monde rural sont « notoirement insuffisants ». 

 

Un consommateur à la recherche du « mieux manger » 

Une nouvelle étude sur les pratiques alimentaires des Français, publiée le 6 février par Harris interactive (1), conforte une tendance à l’œuvre depuis quelques années : les consommateurs sont plus attentifs à la qualité de leur alimentation. Une évolution notamment liée aux différents scandales et crises alimentaires, 44 % des répondants ayant changé totalement leurs habitudes alimentaires sans revenir aux précédentes suite à ces évènements. 84 % des personnes interrogées se déclarent soucieuse de l’alimentation sur leur santé. Une inquiétude qui se traduit par l’apparition de nouveaux régimes : végétarien (pratiqué par 5 % des sondés), sans gluten (4 %) mais aussi plus récents comme le régime vegan (4 %), crudivore (4 %), la chrono nutrition (4 %), le régime paléo (4 %), et le régime flexitarien (6 %). En dehors de ces pratiques alimentaires spécifiques, le consommateur se tourne, pour mieux manger, vers le fait maison et les produits frais (au détriment des conserves), et augmente sa consommation de légumes (66 % au quotidien, contre 28 % il y a deux ans) et de fruits (58 % au quotidien, contre 26 % il y a deux ans). Enfin, la stratégie d’achat évolue en conséquence : 40 % des sondés se disent attachés à l’écologie, 30 % aux pratiques équitables, ce qui se traduit par un recours plus grand aux circuits courts, notamment pour les fruits et légumes achetés à 30 % par ce biais. Parmi les critères d’achat importants figurent également, au lieu du prix, l’augmentation de la sensibilité à l’origine et à la traçabilité (59 %), la saisonnalité (56 %), mais aussi l’absence de pesticides (59 %), d’OGM (53 %), d’antibiotiques (49 %) et la prise en compte du bien-être animal (48 %). 64 % des sondés déclarent par ailleurs que le système d’étiquetage nutritionnel que le gouvernement veut instaurer leur sera utile. 

(1)          Enquête réalisée en deux vagues sur 1000 Français de 15 ans et plus en octobre 2016

 

Négociations commerciales : la FNIL pointe du doigt la grande distribution

 « Les distributeurs refusent de prendre en compte la hausse des prix sur le marché laitier et exigent même de leurs fournisseurs des baisses de prix supplémentaires », dénonce la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL) dans un communiqué du 7 février, alors que les négociations commerciales 2017 sont actuellement en cours. Après les niveaux de prix très bas des produits laitiers au premier semestre 2016, les industriels estiment que le rééquilibrage des marchés mi-2016 et l’augmentation des prix des produits laitiers industriels qui a suivi doit être répercuté sur les prix à la consommation, comme dans d’autres pays européens : « la distribution doit comprendre qu’en un an, l’équilibre des marchés a diamétralement changé et qu’elle doit accepter les hausses de prix demandées par ses fournisseurs », ajoute la FNIL. Dans le cas contraire, « c’est toute la filière laitière qui sera sinistrée », prévient l’organisation, appelant les distributeurs à « assumer leurs responsabilités ».


Pass’Agri, le guide en ligne de la MSA pour les agriculteurs en difficulté 

La MSA lance un guide accessible sur son site internet, Pass’Agri, pour informer ses adhérents sur les aides et dispositifs auxquels il peut prétendre face à la crise agricole. « Pass’Agri recense les dispositifs financiers proposés par la MSA, ses réseaux de soutien, les prestations sociales accessibles en cas de baisse de revenus et les solutions possibles pour réfléchir à son avenir professionnel », indique la MSA. L’outil est divisé en quatre parties : Mon activité professionnelle (aides de trésorerie, gestion de la situation d’urgence), Mes droits (aides mises en place par la MSA), Mes soutiens (pour répondre aux risques psycho-sociaux : Agri’écoute, médecins du travail…), et Mes projets (initiatives et formations pour la sortie de crise).

 

Note de lecture : Les Perdrieau, des Vendéens au XXème siècle

« Les Perdrieau » (1) de Georges Perraudeau nous plongent au cœur de la vie d’agriculteurs vendéens au cours du XXème siècle par la voix de Laurence, qui nous conte l’histoire de sa famille, faite de joie et émaillée de soucis. Peu après son mariage et l’installation du couple en fermage, le mari, Germain, est mobilisé lorsqu’éclate la Seconde guerre mondiale. Cinq ans durant, Laurence conduira seule l’exploitation agricole avec l’aide des anciens du village tout en élevant ses enfants en bas âge. Une fois Germain revenu de la guerre, sa femme et lui auront à cœur de faire prospérer leur modeste exploitation, malgré un contexte difficile, entre l’hostilité du propriétaire des terres qui n’a pour seul objectif que de faire déguerpir ses fermiers et la guerre d’Algérie qui mobilise deux de leurs quatre enfants en Afrique du Nord. Ce témoignage émouvant et inédit d’une paysanne vendéenne des années 1930 à 2000 met aussi en avant les changements majeurs de l’agriculture durant cette période. « Les Perdrieau » a reçu le Prix des écrivains de Vendée Crédit Mutuel Océan 2016. L’auteur, Georges Perraudeau, a démarré sa carrière professionnelle comme agriculteur puis s’est reconverti, pour des raisons de santé, dans le droit rural dont il est devenu un éminent spécialiste, particulièrement en matière de statut du fermage. Il a signé, pendant de nombreuses années, une chronique hebdomadaire de droit rural dans plusieurs journaux agricoles départementaux.

(1)          Georges Perraudeau, « Les Perdrieau », Geste éditions, 18 €.

 

Brèves France

 

Xavier Beulin candidat à sa réélection à la présidence de la FNSEA 

Xavier Beulin a annoncé le 25 janvier être candidat à un nouveau mandat à la tête de la FNSEA. Elu en 2010, réélu en 2014, le président a exprimé la volonté de poursuivre son action et « de porter un projet, une ambition, un espoir pour les agriculteurs français », dans un contexte difficile pour le monde agricole et pour ses représentants. Un projet que Xavier Beulin a détaillé dans un livre, « Notre agriculture est en danger », paru début janvier aux éditions Tallandier dans le but notamment de remettre l’agriculture dans le débat politique. Le prochain congrès électif de la FNSEA aura lieu à Brest les 28, 29 et 30 mars. 

 

Brèves Produits-Filières

 

La filière pruneau d’Agen « se porte bien » 

Près de 900 producteurs ont participé le 26 janvier à la 47ème journée du Pruneau d’Agen, organisée par le BIP (Bureau interprofessionnel du pruneau), qui s’est tenue à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). La filière commence juste à se remettre de la grave crise mondiale de 2009-2013. Depuis 2013, elle a construit un Plan de reconquête de la compétitivité (PRC) dont les premiers résultats sont tangibles. Ainsi, les plantations de prunier d’ente qui étaient proches de zéro en 2012, sont passées à 185 hectares en 2015 et 333 ha en 2016. Les prévisions tablent sur une nouvelle hausse des plantations en 2017. « En 2016, la France est devenu le deuxième producteur mondial de pruneau, a rappelé Jacques Pomiès, président du Bip. Ce résultat est la conséquence d’une bonne récolte nationale (autour de 50 000 tonnes) et d’une baisse de la production californienne ». Bref, en ce début 2017, la « filière pruneau se porte bien » poursuit le président qui appelle toutefois les acteurs, producteurs et transformateurs, à la vigilance, un retour de conjoncture n’étant jamais impossible. L’une des préoccupations de la filière est le marché national qualifié « d’atone », même si la France reste le premier consommateur mondial de pruneaux par habitant : 450 g/hab contre 180g/hab en Allemagne. L’enjeu est donc de conquérir des parts de marché à l’international. Et cela tombe bien, car le BIP prévoit une stabilité du verger mondial pour les 10 ans à venir, la dynamique de plantations se trouvant en France. Justement, Mathias Fekl, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur était présent à cette journée. Il a notamment annoncé qu’il avait chargé Business France de lancer « cinq évènements spécifiques » autour du pruneau en Espagne, Italie, république Tchèque, Pologne et dans les pays nordiques. La filière pruneau d’Agen rassemble 12 000 exploitations, produisant sur 11 500 hectares ; 50 entreprises de transformations ; et 10 000 emplois.

 

Importations de pommes de terre de l’Union européenne 

Conformément aux dispositions de l’arrêté du 3 janvier 2005, les opérateurs sont dans l’obligation de déclarer les lots de plants de pommes de terre et de pommes de terre de consommation introduits sur le territoire français, lorsqu’ils sont originaires d’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas et de Pologne, pays toujours classés à risque. Cette déclaration doit être effectuée à la DRAAF/Service régional de l’alimentation dont dépend le lieu de stockage des lots introduits au préalable quarante-huit heures avant l’introduction. L’intégralité des lots concernés doit être tenue à disposition des agents de la DRAAF chargés de l’inspection sur le lieu de stockage pendant deux jours ouvrés à compter de la date d’arrivée déclarée. (source Pomme de terre hebdo – CNIPT).

 

Production d’aliments composés : moins 5 % sur 11 mois 

La production française d’aliments du bétail a atteint en novembre 2016 1,647 Mt, en progression de 1,1 % sur novembre 2015 (Source Coop de France/SNIA). Cette modeste reprise est redevable au secteur « volailles » en hausse de 2,7 %, malgré la crise du compartiment palmipèdes qui se traduit par un recul de 3,4 % de la production d’aliments spécifiques. Les fabrications d’aliments pour bovins ont poursuivi leur baisse, mais sur un rythme un peu ralenti, - 1,8 %, ainsi que les aliments pour porcins, -1,7 %. L’analyse sur une plus longue période, en l’occurrence les 11 premiers mois de l’exercice 2016 est plus significative. Elle confirme la tendance d’une diminution sensible de la production d’aliments prévue à quelque 5 % sur l’ensemble de cet exercice. Pour les 11 premiers mois de 2016, 17,4 mt ont été produites (- 4,7 % par rapport à la période correspondante de 2015) dont 3,3 Mt d’aliments bovins (-10,2 %), 4,3 Mt d’aliments porcs (-4,3 %) et 7,5 Mt d’aliments volailles (-4 %). Les mises en œuvre de céréales par les fabricants d’aliments du bétail, au 1er décembre 2016, confirme la place prise par le blé avec 2,32 Mt contre 2,15 en 2015, même date, et l’orge 564 000 t contre 412 000 t, tandis que le maïs, pénalisé par un prix relativement élevé, tombe de 1,22 Mt à 958 000 t. la prévision d’une très forte utilisation de blé dur (150 000 t pour la campagne) est loin de s’avérer puisqu’après 5 mois de campagne, 4 300 t seulement ont été incorporées.


Eric Lainé réélu à la tête de la CGB 

Président de la Confédération générale des planteurs de betterave (CGB) depuis 2007, Eric Lainé a été réélu président de l’organisation le 27 janvier. Il sera assisté de Jean-Pierre Dubray, vice-président, et de Géry Walckenaer, trésorier. Eric Lainé a par ailleurs réaffirmé sa détermination, dans un contexte particulier de fin des quotas pour la betterave : « nous devons maintenir, voire développer, le leadership européen de la production française de sucre et d’éthanol. La CGB sera aux côtés de ses planteurs pour construire ce nouvel avenir », a-t-il déclaré. 

 

Brèves France

 

Les plateformes Etat-Régions en ordre de marche

Lors des vœux prononcés à la presse le 17 janvier, M. Philippe Richert, président de Régions de France a rappelé la vocation des nouvelles grandes régions dont sept d’entre elles ont changé de périmètres. Parmi les nouvelles attributions des régions, elles se sont vues en effet confier, en 2016, entre autres « le pilotage du plan 500 000 actions de formation pour les demandeurs d’emplois, permettant ainsi d’évaluer au mieux les besoins des personnes en recherche d’emplois au plus près des territoires et des entreprises », a rappelé leur président. Pour 2017, elles espèrent que leur rôle en matière d’autorités de gestion des fonds européens pour préparer l’après 2020 sera conforté. Elles seront très vigilantes sur « le traitement par l’Etat et son opérateur informatique (ASP), conformément à leurs engagements respectifs, des dysfonctionnements rencontrés sur le FEADER ». Les régions, autorités de gestion des FEADER, doivent pouvoir, selon son représentant, introduire et financer les demandes qui leur sont transmises par les territoires ruraux et les agriculteurs particulièrement sur les aides à l’installation. « Il s’agit d’un enjeu majeur pour la modernisation de notre agriculture et le devenir de la ruralité dans notre pays », a insisté M. Richert. Le 8 février prochain, Région de France soumettra ses propositions à l’attention des candidats à l’élection présidentielle.

 

Concours « Graines d’agriculteurs » : les inscriptions 2017 sont ouvertes ! 

Le concours « Graines d’agriculteurs », qui récompense des projets innovants d’agriculteurs  installés, vient d’être officiellement lancé, le mardi 17 janvier, pour l’année 2017. Organisé par Jeunes agriculteurs (JA), son objectif vise à faire connaître le métier et les innovations du moment dans le secteur. Pour participer, il suffit d’être agriculteur ou agricultrice installé(e) sur une exploitation entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2015 et avoir une activité dans au moins une des trois catégories suivantes : - acteur de la biodiversité - acteur de la transition énergétique et/ou - acteur de la qualité de l’eau. Une sélection régionale se fera dans un premier temps, suivie d’une sélection nationale. Le vainqueur sera choisi par le public parmi les dix finalistes restants en juillet et août prochains. Pour voter, il faut se rendre sur le site de Graines d’agriculteurs. Pour le concours, tous les candidats peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur le site www.graines-agriculteurs.fr.

 

La FDSEA du Doubs, 1er prix du concours « les Agriculteurs aiment le Tour » 

Les résultats du concours « Les Agriculteurs aiment le Tour », organisé par la FNSEA pendant le Tour de France, ont été dévoilés le 18 janvier. Le thème, qui portait en 2016 sur l’alimentation, a inspiré la FDSEA du Doubs qui remporte le 1er prix, suivie par la FDSEA de la Manche, puis les FDSEA de l’Ain et du Maine-et-Loire, 3ème ex-aequo. La création de la FDSEA du Tarn et Garonne est le coup de cœur des internautes, et la FDSEA des Hautes-Pyrénées obtient le prix du Jury.

 

Une stratégie nationale Bioéconomie 

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a présenté le 18 janvier, en Conseil des ministres, les bases d’une stratégie nationale « bioéconomie », visant à maximiser l’usage de la photosynthèse pour transformer la biomasse agricole, forestière et aquacole et limiter la dépendance aux énergies fossiles. La stratégie portera prioritairement sur la mobilisation accrue et durable de la biomasse, et sur son optimisation pour la production alimentaire et non alimentaire (matériaux ou énergie). Pour décliner cette stratégie en plan d’action, « un comité stratégique réunissant pouvoirs publics, secteurs professionnels concernés et société civile va être installé », précise un communiqué du ministère de l’Agriculture. Cette instance aura pour mission de « traiter les questions de normalisation et d’évolutions réglementaires ayant trait à la bioéconomie, mais également d’aborder les éventuels conflits d’usage et de communiquer auprès du grand public », ajoute le texte.

  

Nicole Ouvrard réélue présidente de l’AFJA 

Nicole Ouvrard, rédactrice en chef du Betteravier français, a été réélue le 16 janvier à la tête de l’Association française des journalistes agricole (AFJA) qu’elle préside depuis 2015. Arielle Delest, journaliste chef de service à La France Agricole, est élue secrétaire générale, et Marianne Decoin, rédactrice en chef de Phytoma, reste vice-présidente.

 

Brèves Europe-Monde

 

Les Etats-Unis ouvrent leurs portes au bœuf français 

Pour la première fois depuis l’embargo décrété en 1998 suite à la crise de la vache folle, les Etats-Unis ont décidé d’ouvrir à nouveau leurs frontières au bœuf français. Le 12 janvier, le ministère de l’Agriculture français a ainsi reçu un courrier reconnaissant une équivalence entre les systèmes de contrôle de production des deux pays. Les autorités françaises peuvent donc dès à présent agréer les établissements qui font la demande d’exportation vers les Etats-Unis, s’ils respectent des critères sanitaires précis. Dans un communiqué du 16 janvier, la Fédération nationale bovine (FNB) a salué dans cette décision « la reconnaissance de la haute qualité sanitaire de la viande bovine française ». « Cette décision doit toutefois être mise en perspective avec la dénonciation, par la même administration Obama, du mémorandum qui avait mis fin au différend concernant le bœuf aux hormones », poursuit cependant la FNB qui attend « avant toute chose la conclusion d’un certificat sanitaire qui demeure le sésame à l’exportation ».

 

Brèves Produits-Filières

 

Le logo fruits et légumes de France étendu aux produits transformés 

Le logo « fruits et légumes de France » lancé en octobre 2015 par Interfel pour les fruits et légumes frais, peut désormais être utilisé pour les produits transformés. Pour pouvoir utiliser ce logo, les légumes transformés, produits à marques nationales comme à marques de distributeurs, devront avoir été cultivés, récoltés, transformés et conditionnés en France. Les interprofessions des fruits et légumes transformés (Anifelt et Unilet) ont passé un accord avec Interfel sur l’utilisation de ce logo. Anifelt concrétise ainsi les partenariats historiques entre les producteurs de fruits et légumes et les industriels nationaux. De son côté, la filière française du légume transformé au sein d’Unilet s’est engagée dans une procédure de contrôles obligatoires de la traçabilité des produits.

 

Lait : le recul de la collecte s’est accentué en novembre 2016 

La collecte de lait de vache a poursuivi son recul en novembre 2016, à -7,6 % par rapport à novembre 2015, après une baisse de 7,4 % en octobre, indique Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture. Une conséquence des aides à la réduction de la production laitière, mais aussi du manque de disponibilité et de qualité des fourrages. La tendance devrait se poursuivre, prévoit FranceAgriMer. Au niveau européen, la collecte cumulée de janvier à octobre 2016 ne baisse pas mais ralentit avec une progression de 1,3 %, contre une progression de 1,8 % de janvier à septembre, avec un recul notable au Royaume-Uni (-3,6 % par rapport à la même période en 2015) et en France (- 1,6 %).

 

Filière œuf : le CNPO interpelle et demande le soutien des distributeurs 

Dans un communiqué du mercredi 18 janvier, l’interprofession française des œufs (CNPO) demande aux acteurs de la grande distribution de s’engager à leurs côtés afin d’opérer ensemble le passage vers la production d’œufs issus d’élevages alternatifs. Pour rappel, la filière avait annoncé en octobre dernier son objectif d’atteindre 50 % de poules pondeuses en élevages alternatifs d’ici 2022. Pour ce faire, elle estime un besoin de financement à hauteur de 100 millions d’euros sur 5 ans. Malgré cette annonce ambitieuse, le CNPO déplore la décision prise par une quasi-majorité des enseignes de distribution de ne plus s’approvisionner en œufs de poules élevées en cage. « La filière française ne saura répondre à cette forte demande sociétale » sans engagement des distributeurs, prévient le CNPO.

 

Brèves France

 

Difficultés du plan de consolidation : Xavier Beulin écrit à Bernard Cazeneuve 

Trois mois après la mise en place du plan de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles par le Premier ministre alors en place, Manuel Valls, la FNSEA constate que « très peu de dossiers font actuellement l’objet d’une garantie et que la plupart des dossiers présentés à la BPI ne seraient pas éligibles », a écrit son président Xavier Beulin au nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le 5 janvier. En effet, l’instruction publiée le 27 octobre laisse apparaître une nouvelle exigence quant au ratio endettement/fonds propres, qui exclut une part importante d’agriculteurs. « Le risque est grand de voir en conséquence de nombreux agriculteurs se diriger vers des options que nous souhaitions justement éviter : recours à des taux plus élevés, ou à des suretés privées gagées sur les biens propres de l’exploitant ou sur son capital foncier, accroissement excessif de l’endettement fournisseur, cessations d’activité avec les drames humains qui y sont parfois associés », souligne Xavier Beulin, qui demande donc au Premier ministre « d’identifier les raisons et les responsabilités » de ces dysfonctionnements et « de proposer les inflexions nécessaires à sa pleine efficacité ».

 

Présidentielles 2017 : JA partage en ligne un manifeste regroupant ses revendications 

Le syndicat Jeunes agriculteurs (JA) vient de publier en ligne, via un communiqué du mardi 10 janvier, un manifeste consolidant l’ensemble de leurs revendications et destiné aux candidats à la présidentielle. « Pour endiguer ce chômage qui ne dit pas son nom, les présidentiables devront, en concertation avec la profession, proposer dans leurs programmes de campagne des moyens ambitieux et pragmatiques pour renouveler les générations d’agriculteurs », déclare ainsi le syndicat. A ce titre, l’organisation énonce la nécessité de mettre en place des politiques foncières et fiscales favorables aux jeunes, jumelées à des programmes d’accompagnement humains et financiers. La défense du modèle agricole français lors de l’élaboration des traités internationaux ainsi que dans la future PAC figurent également parmi les priorités de Jeunes agriculteurs. Le lien pour lire l’intégralité du manifeste est le suivant : http://www.jeunes-agriculteurs.fr/wp-content/uploads/2017/01/manifeste-ja-2017.pdf.

 

CEPP : la colère de Le Foll 

« Je ne suis pas content de ce qui s’est passé, pas content du recours » a déclaré Stéphane Le Foll à propos de l’invalidation par le Conseil d’Etat de l’ordonnance et du décret sur le CEPP. Le ministre a fait cette déclaration à la presse en marge des vœux à l’Inao, le 10 janvier. « C’est la première fois que je m’exprime sur ce sujet » a-t-il tenu à préciser. « Je n’ai pas voulu taxer » les utilisateurs de pesticides « j’ai voulu faire partager un objectif commun et protéger les agriculteurs d’un coût supplémentaire » a ajouté Stéphane Le Foll qui a rappelé que ce texte était le fruit de deux ans et demi de négociations. Il a précisé que, dans un premier temps, c’est le Conseil d’Etat qui avait suggéré la voie du décret. « J’ai toujours respecté les avis du Conseil d’Etat, c’est la règle. Mais j’ai du mal à l’accepter ». Le ministre ne digère visiblement pas de s’être fait retoquer sur une question de forme. Il a mis en avant l’accord qui avait été trouvé avec la FNSEA, le « processus vertueux, le sens de la responsabilité et la volonté de dialogue de l’Assemblée nationale et du Sénat ». Stéphane Le Foll a indiqué que le CEPP allait repasser devant le Parlement grâce à la proposition de loi de Dominique Pottier. Mais est-ce que ce texte, qui concerne aussi la disposition annulée par le Conseil constitutionnel sur les Safer, aura le temps d’être adopté avant la fin de la session parlementaire le 25 février ? « Je l’espère, je le souhaite », a répondu Stéphane Le Foll.

 

Caméras dans les abattoirs : l’Assemblée nationale vote leur introduction dès 2018

Dans la soirée du jeudi 12 janvier, les députés ont voté en première lecture l’adoption  de la vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018. Cette proposition de loi, validée à titre expérimentale, cible une meilleure transparence et un contrôle renforcé au sein des 960 établissements de découpe répartis sur le territoire national. D’après le texte, les caméras seront disposées dans les zones où les animaux sont manipulés à savoir les « lieux d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage et de mise à mort ». Les images ne seront possibles d’être visionnées que par les services vétérinaires et les responsables de la protection animale. Cette mesure, fruit de longs débats entre élus, a été menée de front par le député PS et rapporteur Olivier Falorni. Du côté des professionnels de la viande, l’avis demeure beaucoup plus nuancé. « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance sur le principe, mais elle pose certains problèmes juridiques, de droit à l’image pour les salariés filmés et de droit d’accès aux vidéos », argumentait Dominique Langlois, président d’Interbev, avant le déroulement du vote. Le texte devra désormais être examiné par le Sénat après septembre.

 

Brèves Europe-Monde

 

Grippe aviaire : l’OIE a recensé 761 foyers en Europe

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