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  • Envoyé Spécila ZNT 24 oct 2019 Réactions

Quelques réactions   et en fin de note : ES avait contacaté la Maison des Agriculteurs

Sur la forme journalistique :

-        Pas d’interview d’expert de l’Anses pour expliquer les courbes de dérives des pulvérisateurs. Où est la qualité journalistique quand on ne présente que des témoignages sans demander un éclairage à des experts ? Comme si, dans un reportage sur les médicaments (comme ceux dédiés au cholestérol) seul les patients parlaient, pas les spécialistes ?

 

-        Utilisation des « ficelles militantes » compassionnelles et émotionnelles avec le témoignage d’une veuve qui accuse les pesticides d’être la cause du cancer de son défunt conjoint. C’est elle qui le dit, mais l’avis des cancérologues ?

 

-        Comme l’indique la FRSEA Bretagne, « Bizarre, les @coquelicots_ étaient là @EnvoyeSpecial, mais masqués : Faire parler des militants comme s'ils étaient des citoyens, pas très honnête la communication… Ce qui prouve que ce n'est pas l'avis des citoyens, mais d'une minorité. »

-        Le maire de Langouet à la parole , mais ES ne rappelle pas qu’au final, début octobre quand 250 agriculteurs sont venus dans son village pour discuter, au final, il n’était pas présent.

     

-        Cyrille Millard, agriculteur, Président de la FDSEA77 : « Encore une fois, @EnvoyeSpecial ne traite pas le fond: des malades sans preuve de l’origine, un problème de santé publique sans témoignage scientifique. Mon interview (3x10mm face journaliste) résumé à une pseudo victoire. Les agris défendent le vivre ensemble. Il faut arrêter la peur !

 

 

Sur le fonds : Il y aurait tant à dire ….

-        La nécessité d’avoir des produits pour protéger les plantes est masquée. En indiquant : « 60 000 T de pesticides de synthèse vendues en France », envoyé spécial masque volontairement cette réalité : c’est 60 000 T de pesticides tout court, y compris ceux homologués en bio aussi.

-        Les arrêtés des maires sont mis en avant, mais ES ne rappelle pas que moins de 0,5 % des maires de France ont pris un arrêté.

-        Le reportage est basé sur la peur, l’affrontement. C’est ce que reproche avec beaucoup de diplomatie, Christiane Lambert dans son interview en indiquant à Elise Lucet, être choqué par le terme employé dans son reportage : « Face à Face » (entre riverains et agriculteurs) : «  Nous préférons dire que nous vivons côte à côte plutôt que face à face. Seul le dialogue permettra d’y arriver. » Lien

 

En conclusion :

La présidente de la FNSEA résume l’essentiel : vivre ensemble. Mais, la ligne éditoriale d’Envoyé Spécial, c’est l’opposition, la confrontation. Pour ne pas heurter l’auditeur, cette confrontation ne peut se faire que contre une minorité, ici les agriculteurs.

Que dirait la « bien pensance » si ES réalisait une émission qui mettrait en conflit des voisins en zone pavillonnaire, dans des lotissements ou appartements entre ceux qui « polluent » l’environnement des autres voisins qui leurs reprochent leur bruits, leur fumée de barbecue, le cri de leurs enfants, sans parler des différences culturelles ? Il y a des règles à respecter pour le « vivre ensemble ». Ces règles existent aujourd’hui pour les phytosanitaires (vitesse du vent pour éviter la dérive).

 Il est regrettable que ES se fasse le porte parole d’une minorité « Nous voulons des coquelicots » dont le seul but est d’interdire les phytos sanitaires (sauf en bio).

 

Christiane Lambert : « Moi je crois à la vertu du dialogue. C’est tout l’objet des #CharteRiverains que l’on a mises en place dans le #ContratSolutions, département par département, pour assurer la protection des riverains et la pérennité de nos exploitations. »

 

 

En Indre et Loire : la Maison des Agriculteurs avait été contacté par les journalistes d’Envoyé Spécial pour avoir des témoignages. La situation dans une commune viticole du Val de Loire aurait pu être intéressante à exposer :

-        Des militants anti phytosanitaires ont fait analyser la terre de leur jardin dans « l’espoir » d’y trouver des traces de phytosanitaires venant des cultures et vignes voisines. Bilan, à leur dépit : RAS.

-        Ces militants très actifs, à force de pression, ont réussi à imposer à une partie des viticulteurs qu’ils informent les riverains (par mail) avant les traitements. Ce même si ces traitement ce font très tôt le matin ou tard le soir. Mais les viticulteurs traitent toute la surface de leur parcelle, sans ZNT riverain.

La proposition de la MDA à ES était : on vous met en relation sous réserve de vous engager à publier les deux informations. Bien sur ES n’a pas donné suite car les militants de  Nous voulons des coquelicots» auraient pu apparaitre comme un peu « angoissé pour rien » et, les relations étroites entre cette association et ES sont connues.


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