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Accélération : les éleveurs qui veulent bénéficier du prêt année blanche doit contacter immédiattement leur banquier. L'accord de prêt doit être validé pour fin janvier même si le prêt ne se réalise que dans 6 -10 mois.

La décision doit être prise d'ici le 19/20 janvier.

Urgence pour l’année blanche

 Nouveau changement sur l’année blanche. Non seulement, les DDT doivent faire connaître leur besoin d’enveloppe ce début janvier, mais, durcissement, les demandes concrètes et l’accord bancaire doivent être terminées pour le 31 janvier. Dans les 3 semaines à venir les banquiers peuvent avoir à gérer jusqu’à 200 demandes de prêts. « On se demande si ces délais courts annoncés tardivement ne sont pas un moyen caché pour limiter le nombre de demandes » s’insurge Olivier Vrignaud pour l’UDSEA. «Mais c’est à nous de réagir pour rester dans les délais. Il faut que les éleveurs concernés prennent rendez-vous avec leur banquier pour mettre en place le processus de suite ».

 

Le principe d’un emprunt avec remboursement dans plusieurs années n’est pas dans les habitudes et la majorité des éleveurs se disent « ça me fait peur ».

Pourquoi les responsables nationaux FNSEA ont « forcé la main » au banquier en passant directement par l’Elysée pour obtenir la démarche ? Quel est l'intérêt pour moi éleveur ?

 

Explication par résumé d’un échange entre le service syndical et un éleveur (laitier) :

 Luc : Plutôt qu’un emprunt j’aurais préféré une grosse prise en charge d’intérêt (je n'ai eu que 2050 €) et des prix qui remontent.

UD : Tout le monde est d’accord mais les enveloppes sont insuffisantes et pour les prix ce ne sont que les pressions sur le marché qui les fonts changer. La FNSEA a donc « forcé la main » aux banquiers en négociant l’accord de l’année blanche directement à l’Elysée. Localement, l’UD s’est assuré que les banquiers étaient d’accord pour l’année blanche.

Maintenant c’est à l’éleveur de prendre contact avec son banquier. T’en est où ?

 Luc : Aujourd’hui je n’ai que 10 000 € de CT et 10 000 € d’ouverture de crédit. Ça va, je n’ai pas contacté mon conseiller bancaire.

UD : La prévision de trésorerie elle dit quoi, jusqu’à fin 2016 ?

Luc : Je n’ai pas regardé jusqu’à fin décembre. J’ai bien vu le courrier (Cefiga) incitant à le faire, mais pendant les fêtes …..

UD : L’évolution des cours du lait, cela va faire combien en moins d’ici le 31 décembre ?

Luc : Disons au moins 30 €/1000 l  en moins. J’ai 666 000 l, ça fait 20 000 €.

UD : Sur 2015 tu avais un excédent de tréso de 5000 €. Pour 2016, tes annuités LMT restent les mêmes. L’estimation « à la louche » c’est donc 15 000 € de tréso en moins fin décembre 2016 qu’il faudra trouver à la banque ou en crédit fournisseur. Et il faudra pouvoir les rembourser ensuite.

Luc : Oui, et il y aura peut-être besoin de plus si le prix de vente des céréales est en dessous des 150 €/T de 2015. Mais l’année blanche dans tout ça ?

UD : Il faut anticiper. L’année blanche c’est un prêt à 1,65 %, remboursé en fin de tableau, par exemple dans 7 ans. Le montant maxi c’est celui des annuités LMT (30 000 € pour toi). Il faut se décider maintenant mais l’emprunt peut être décalé de plusieurs mois. Cela peut être 20 000 € en juillet, en diminuant si nécessaire l’utilisation de l’OC.

Luc : D’accord, effectivement je n’avais pas compris que cela pouvait être pour dans quelques mois. Et comme cela ne va pas d’améliorer … Mais pourquoi faire le prêt maintenant, peut- être qu’il y aura encore une mesure FAC à l’automne 2016 ?

UD : Mieux vaut prendre le train quand il passe. La FNSEA a obtenu des prêts à taux bas avec effort des banquiers et prise en charge suite aux manifs toutes productions de cet été. Refaire le coup en septembre 2016 c’est pas gagné. Tu prends deux jours avec ton tracteur pour aller à Paris ?

Luc : Mais rembourser que dans 7 ans cela m’inquiète !

UD : Cela désole tout le monde, mais la nouvelle PAC en lait (comme en porcs depuis longtemps) c’est une variation des prix avec des bas et hauts. S’il y a des hauts avant 7 ans, tu diminueras ton CT.

On a obtenu des outils (les déductions pour aléas) qui permettent de mettre de côté de l’argent non fiscalisé les bonnes années. S’il y a une bonne année tu pourras aussi utiliser cet outil. L’argent sera bloqué à la banque en DPA en attente et servira dans 7 ans directement (ou indirectement comme garantie).

C’est vrai que s’il n’y a pas de bonne année tu ne pourras pas rembourser. Mais que ce soit du LMT ou de la dette CT reportée cela ne changera rien à la difficulté.

Luc : Et pour la prise en charge d’intérêt ?

UD : Le taux de 1,65 % tient compte de l’effort de 1/3 du banquier (taux « normal » 2,48 %). Sur les 1,65 % restant l’Etat devrait prendre 50 % (1/3 du total). Pour 20 000 € sur 7 ans, total des intérêts 20 000 x 7 x 0,0165 = 2310 €, pris en charge 115 € (cela dépendra de l’enveloppe).

 

Plus de détails

NB : Des prêts de consolidation sont possible mais, plus long à mettre en place. Ce n'est guêre réalisable d'ici fin janvier. L'explication ne porte que sur les prêts in fine.


Prêt de trésorerie avec remboursement in fine

 C’est quoi ?

Un prêt au taux (Crédit Agricole) de 1,65 % jusqu’à 7 ans;  1,90 % pour 8- 9- 10 ans; 2,20 % pour 11-12 ans. Paiement chaque année des intérêts, remboursement de la totalité en fin de tableau.

Prise en charge annoncée de 50 % de ces intérêts (versée en 2016) si enveloppe suffisante.

Réalisation du prêt courant 2016 (prévu pour payer les annuités 2016).

Montant : tout ou partie des annuités 2016 des prêts LMT hors foncier.

C’est un prêt de trésorerie qui est prévu pour éviter le financement par crédit court terme de la dégradation de trésorerie liée à la chute des cours.

L’engagement du prêt se fait en janvier mais il peut n’être réalisé qu’en octobre, même si à ce moment l’OC, le montant du CT diminue.

 Pour qui ?

Pour ceux qui ont de réelle difficulté de tréso début 2016 ET ceux qui en auront fin 2016.

Ceux qui ne sont pas concernés :

-        Pas de besoin de crédit court terme pendant plusieurs mois sur les 12 derniers mois.

-        Des réserves de trésorerie en privé.

Ceux qui sont concernés :

-       Tout élevage :  Ouverture de crédit ou un CT en permanence (ou crédit fournisseur).

-        Les producteurs de porcs.

-        Les producteurs de lait spécialisés (peu de céréales) qui n’ont pas un disponible de trésorerie pour payer au moins 50 % de leur annuité LMT 2016.

Qui y a droit :

-        Ceux qui étaient éligibles au FAC, ce même s’ils n’ont pas reçu l’aide (car moins de 1657 € d'intérêts).

Il faudra ensuite que le banquier accepte de réaliser ce prêt.

 

Gestion administrative :   L’éleveur n’a rien à faire. Le banquier doit seulement indiquer le montant du prêt et les intérêts à la DDT pour le 31 janvier.

 

Délais très très court :

L’accord de prêt doit se faire d’ici le 31 janvier. Les conseillers des banques sont débordés. Prenez rendez vous par tél en laissant un mail si le tel n'aboutit pas. Pour gagner du temps il faut que le préparer une étude de trésorerie et regarder l’évolution de ces annuités dans les 5 -10 ans.Le tableur en lien permet un calcul sur 12 mois de janvier à décembre 2016. Calcul également pour estimation sur 12 ans.

 

Contact : Cefiga/UDSEA : 02 47 28 30 02.

 

 



Document à consulter :

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