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[22-04-2020]
  • SANGLIERS

A propos de la destruction des sangliers qui causent des dégâts sur les semis de printemps.

 

La FNSEA 37 et la Chambre d’Agriculture ne sont pas d’accord avec le schéma d’autorisation restreinte décidée par la Préfecture (lire ci-après). Il n’est pas à la hauteur de l’ampleur des dégâts et la procédure est trop longues.

Les deux présidents écrivent :

« A l’instant présent nous prenons la responsabilité de considérer que les agriculteurs qui ont l’autorisation de destruction des corbeaux et pigeons (*) sont légitimes pour tirer les sangliers sur les parcelles citées dans leur autorisation corbeaux – pigeons. »

 

Dans le présent document

-        Copie du mail adressé par la FNSEA37 et la Chambre d’Agriculture à la Préfecture, DDT et FDC37.

-        La note de la DDT37 qui précise la position retenue par les pouvoirs publics.

Au cas où la situation évolue nous actualiserons l'information dans la présente page.

 

Nous ne laisserons pas les sangliers détruire nos semis

 

Dans tous les départements de la région Centre Val de Loire, pour réduire la pression des sangliers les Préfets ont autorisé les tirs par les agriculteurs et ou leurs délégués. Ce, depuis plusieurs semaines et jusqu’à fin mai.

En Indre et Loire la pression des dégâts est la même que dans le reste de la région. Et pourtant, après d’interminables échanges, tergiversations, l’administration propose seulement une longue procédure administrative sous l’égide des louvetiers.

Ou, par défaut, les administrateurs de la FDC37, les techniciens de la fédération de la chasse et les gardes particuliers sont proposés pour …. EFFAROUCHER les sangliers.

Une telle proposition est-elle sérieuse ?

Comment penser que ce nombre restreint de personnes va pouvoir être partout, soir et matin, dans tous les coins du département, là où il y a des dégâts et effaroucher efficacement les sangliers. N’ont-ils pas d’autres activités ? Est-ce conforme au droit du travail pour ceux qui sont salariés ? 

Comment penser que, avec quelques bruits, coup de fusils non ciblés les sangliers vont retourner se confiner en forêt et y rester car ils n’ont pas « d’autorisation de sortie » !

Soyons sérieux, chacun connait le comportement des sangliers. Ils vont rapidement se déplacer à un autre endroit pour faire des dégâts.

La stratégie d’arrêt des agrainages est une bonne méthode pour retourner à une situation où les portées des laies sont en nombre plus restreint. C’est un investissement sur l’avenir pour réduire la facture des dégâts lourde à supporter par les chasseurs. Le ministère a appuyé cette stratégie avec l’autorisation de chasse en mars, brutalement stoppée avec le confinement.

Nous demandons à l’administration de revoir sa position. Avec l’automne trop humide les surfaces en semis de printemps sont, de manière exceptionnelle, très importantes. Leur rentabilité est aléatoire et dépendra de la pluie estivale. Ne rajoutons pas des pertes de rendement, des charges supplémentaires. Nous ne laisserons pas les sangliers détruire nos cultures !

Nous demandons que les agriculteurs ou leurs délégués puissent tirer à l’affut.

Si l’administration et, ou la FDC37, jugent utile l’intervention des louvetiers, nous n’y sommes pas opposés, mais à postériori, à titre de compréhension des situations. L’agriculteurs et ou ses délégués doivent pouvoir procéder à l’affut sans attendre une autorisation.

 

A l’instant présent nous prenons la responsabilité de considérer que les agriculteurs qui ont l’autorisation de destruction des corbeaux et pigeons (*) sont légitimes pour tirer les sangliers sur les parcelles citées dans leur autorisation corbeaux – pigeons.

Pour éviter tout détournement de cette fonction de réduction de la pression sur les cultures nous leur demandons de laisser le sanglier abattu sur place.

Les agriculteurs sont invités à utiliser le même canal (**) pour s’informer des éventuelles évolutions de la négociation.

 

Sébastien Prouteau                                                                                  Henry Frémont

Président FNSEA37                                                                                   Président Chambre d’Agriculture

 

(*) Il faut impérativement avoir cette autorisation et si ce n’est pas le cas, la demander en utilisation le formulaire disponible en bas de cette page : ICI

(**) Au cas où la situation évolue nous actualiserons l'information dans la présente page.


Destruction des sangliers modalités décidée par la Préfecture : Copie de la note DDT

 Mesure de protection des cultures contre les sangliers pendant la période du confinement – 21/04/20
 
Dans le cadre du confinement, les solutions retenues pour protéger les cultures contre les sangliers sont explicitées dans cette note.  
Dans tous les cas présentés ci-dessous, la dérogation de déplacement est conditionnée par un motif d'ordre économique ou sanitaire. Pour démontrer l'enjeu économique qui est la situation la plus fréquente actuellement et déclencher l’autorisation d’une des mesures ci-dessous, l’agriculteur adresse sa demande à ddt-sern@indre-et-loire.gouv.fr en précisant la commune, la culture, la surface à protéger, la mesure demandée et son bénéficiaire.  
La DDT assure le lien avec la Fédération de chasse et les lieutenants de louveterie et se charge d’apporter une réponse unique au demandeur.

 
*   * *
 
 Les clôtures : la pose de clôtures cynégétiques fait l’objet d’une convention entre un agriculteur et la fédération. Celle-ci établit les rôles de chacun. En général, la pose se fait en commun. L’entretien du matériel est plutôt confié aux chasseurs et le désherbage à l’exploitant.   
Pendant le confinement :
- l’exploitant peut entretenir les clôtures dans le cadre de l’itinéraire cultural normal de sa parcelle.  
- les chasseurs peuvent prendre en charge la pose du matériel en obtenant au préalable de la DDT une autorisation spécifique de se déplacer en respectant strictement les gestes barrières.
 
 L’agrainage : l’agrainage a été interdit pendant toute la saison de chasse dans les zones les plus problématiques du département (55 communes « oranges » et « rouges » du PNMS). Il n’est plus du tout pratiqué depuis le début du confinement. Cette situation aggrave les dégâts par des animaux qui n’ont actuellement que très peu de ressources alimentaires.  
Pendant le confinement :
La saisine d’un agriculteur déclenche l’avis systématique d’un louvetier. Celui-ci peut préconiser la reprise de l’agrainage de dissuasion dans les territoires de chasse situés à proximité et qui sont déjà titulaires d’une charte d’agrainage. Une autorisation spéciale de déplacement aux fins d’agrainage sera délivrée au seul responsable de ce territoire de chasse.
 
 La lutte directe contre les animaux :

Les rassemblements sont interdits. Il convient donc de privilégier l’affût ou l’effarouchement sonore et visuel, soit par un louvetier en action administrative, soit par l’agriculteur, ou un délégué s’il n’a pas le permis de chasse, dans le cadre de chasses particulières.

Les techniciens et administrateurs de la FDC et des gardes particuliers ont également été autorisés à pratiquer l’effarouchement et à se déplacer pour cela. (se renseigner auprès de la FDC).  Cette mesure de tir à l’affût et d’effarouchement sonore et visuel n’est plus crédible dès que les parcelles atteignent une taille importante (note FNSEA37 : d'où les battues)
 
 
Pendant le confinement :  
- Tir à l’affut et effarouchement sonore : l’avis du louvetier sera requis à l’appui de toute décision. L’arrêté de chasse particulière est nominatif et prévoit l’autorisation de se déplacer et d’utiliser tous moyens pour repousser les animaux.
 
- Battues : uniquement par les louvetiers, et pour des ilots supérieurs à 30 hectares dans les conditions suivantes : o Un tireur maximum pour 3 hectares (soit 10 tireurs pour la taille minimum de 30ha)

o Une seule personne par voiture

o Eloignement de plus d’un mètre entre participants en toutes circonstances o Rédaction des consignes sur un tableau de manière à éviter le « rond » préalable à la battue

o Tir des sangliers de moins de 30kg en priorité pour éviter d’avoir à transporter les animaux à plusieurs.

o Respect de tous les « gestes barrières »


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