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[13-11-2019]
  • Glyphosate rapport parlementaire novembre 2019

Lecture et commentaires sur le rapport d'étape de la mission d'information sur le suivit de la stratégie de sortie du glyphosate.


 

En bas de page le rapport complet (attention 6292 ko)

Le résumé du rapport : ICI

Rappel : L'Anses dit : "pas de problème sanitaire d'utilisation du glyphosate". A retrouver dans le rapport parlementaire de mai 2019 sur la dangerosité (la non dangerosité) du glyphosate : ICI

 

Articles Terre de Touraine 15 novembre 2019 sur ce dossier.

En Une : Un rapport biaisé.

Page 4 : Glyphosate : un rapport de complaisance : ICI

 

Le texte de l'article

Glyphosate : un rapport de complaisance

Mission parlementaire / La stratégie de sortie du glyphosate a fait l’objet d’un rapport parlementaire qui vient d’être exposé à la presse, ce 12 novembre. La présentation faite ne relate pas la réalité des impasses, difficultés, incohérences mentionnées dans le document.

 

Par Jean-Yves Chauveau

Entre les propos des rapporteurs tenus le 12 novembre et ce que l’on lit dans la synthèse du rapport sur la sortie du glyphosate, il y a un gouffre. Le document confirme la faible utilisation du produit et la difficulté technique de sortie. Il ne conteste pas les surcoûts chiffrés par la profession, contrôlés lors des visites terrains.  Exemple : Il est écrit dans le rapport qu’Arvalis pense « que 50 % des exploitations en grandes cultures pourraient se passer du glyphosate en 2- 3 ans ». On comprend à la lecture des doses d’utilisation moyenne (que 0,32 litres de glyphosate en grande cultures), qu’en fait ce sont celles qui n’en utilisent déjà quasi pas ou très peu : celles qui labourent. Par contre Arvalis indique que « pour les 50 % restantes, les alternatives ne sont pas évidentes ou connues, en particulier pour les exploitations appliquant le sans-labour ou celles se trouvant en zone intermédiaire. » C’est-à-dire la large majorité des hectares en cultures  de Touraine. Par ailleurs, la consommation moyenne calculée, en cohérence avec le total consommé, confirme que l’utilisation, y compris dans nos zones, est faible. 0,32 litres en moyenne, cela correspond à 1 l/ha sur 32 % de la surface nationale grandes cultures. A comparer à la référence de 3 l/ha. « Interdire le glyphosate c’est sacrifier les zones intermédiaires », traduit Jean-Claude Robin, responsable du dossier à l’UDSEA. « Pour en faire quoi ? »

 

La « ficelle » des rapporteurs est grosse. On réaffirme que « l’année 2020 sera la dernière pour une majorité des usages du glyphosate », comme un acte d’autorité. On concède quelques impasses techniques « vignes en fortes pente, certaines semences, l’agriculture de conservation des sols » qui « justifient du délai supplémentaire annoncé par le président de la République ». Mais il n’y a pas d’inventaire sérieux des solutions techniques. Car, à part le retour au labour et au travail du sol, en totale incohérence avec la priorité de la lutte contre le réchauffement climatique, c’est une impasse. Sans doute que les rapporteurs misent sur le fait que la presse n’ira pas lire le rapport, mais se contentera de relater des réactions hostiles de certains députés qui … ne l’ont pas lu.

 

Courage politique nécessaire

Le 27 novembre 2017, quelques heures après le vote européen qui maintenait l’autorisation du glyphosate, Emmanuel Macron déclarait sur Twitter « J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ».

Pour  Jean-Claude Robin: «  Ce twit  visait à « amadouer » Nicolas Hulot. Cela a été un échec. Depuis les hauts fonctionnaires (Anses) ont eu le courage de dire qu’il n’y avait pas de risque sanitaire et les parlementaires l’ont écrit dans leur rapport de mai 2019. L’actuel rapport confirme l’utilisation raisonnée, les surcoûts et impasses techniques. Y a-t-il un responsable politique dans ce pays qui ait suffisamment de courage, de sens de l’intérêt commun pour dire « stop » au président Macron, pour lui rappeler qu’il s’est sans doute emballé à écrire ce tweet, qu’il n’avait pas les connaissance de la réalité technique et que les nouvelles données permettent de revenir sur la décision ? Aux USA, certains on se courage. L’histoire donne toujours raison à ceux qui osent tenir compte d’une réalité qu’ils n’avaient pas perçue ». Le responsable UDSEA, traduit la colère du monde agricole.  « Tout cela serait préférable au spectacle « de cour » que l’on constate lors de la remise de ce rapport où personne n’ose contester le diktat initial  présidentiel, chacun pensant à sa réélection. Le gouvernement indique que la lutte contre le réchauffement climatique doit s’appuyer sur la science. La gestion des désherbants aussi, même s’il faut contrarier l’opinion publique à qui on a caricaturé les réalités sur ce dossier

Le rapport, sa synthèse sont à lire sur Internet : https://urlz.fr/b3gs

Document à consulter :

Jeunes Agriculteurs Jeunes Agriculteurs



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