Vous êtes ici : Accueil Actualités Détail de l'actualité
[17-01-2019]
  • Glyphosate, Halte à la désinformation.

Pour réagir sur les réseaux sociaux, dans votre entourage, vous pouvez utiliser quelques une des remarques ci-dessous. Elles ont été rédigées avant l’émission. Peut- être est ce que ce sera moins pire qu’attendu ou pire encore. A voir.

 



Cliquez en bas de page pour retrouver la note UDSEA37 en pdf

 

 

UDSEA37 17 janvier 2019           

Envoyé Spécial Glyphosate : halte à la désinformation

 

Elise Lucet, en quête d’audience, a programmé deux heures de son émission Envoyé Spécial du jeudi 17 janvier sur le glyphosate. L’émission fera-t-elle du journalisme et cherchera-t-elle à comprendre les raisons, positives, qui ont amenés 2/3 des pays européens à décider, en pleine connaissance de cause, du renouvellement de l’autorisation ? Va-t-elle donner la parole aux autorités canadiennes qui viennent de renouveler l’autorisation ?

 

Il ne faut pas malheureusement pas se faire d’illusions. Les annonces qui se veulent spectaculaires, avec les « peoples » qui analysent leurs urines, ne présagent rien de bon. Si la molécule est retrouvée à dose infinitésimale dans l’urine, c’est qu’elle est éliminée et ne se fixe pas dans le corps (ce que confirment les analyses scientifiques).

Il faudra vérifier si Elise Lucet continue d’affirmer (ou non) que le glyphosate est interdit au Sri Lanka. Après une première interdiction, la molécule est à nouveau autorisée, les planteurs de thé étant envahis par les adventices. Les autorités médicales et scientifiques locales ont confirmé qu’il n’y avait pas de lien avec les maladies du rein présentes dans une partie du pays.

 

 « C’est une honte pour notre service public. Ce n’est pas du journalisme mais du militantisme », dénonce Jean Claude-Robin pour l’UDSEA 37. « Les auteurs se défendent de faire du matraquage de paysans, de l’agribashing. Ils accusent les « méchantes » multinationales. Mais le procédé est trop facile. Tout d’abord, la part de marché du « diable » Monsanto en agricole est très faible. Nous utilisons des molécules génériques. Et surtout, les victimes de l’arrêt sans raison du glyphosate, ce sont nous les paysans. Emmanuel Macron annonce une hausse de 80 €/mois de la prime d’activité, mais nous allons perdre bien plus avec l’augmentation des charges et la perte de rendement ».

 

Arguments déjà rejetés

Si l’on se fie aux préannonces, le fait que 70 % du rapport européen soit constitué de données venant du fabricant va être un des arguments. Cette attaque avait été développée en juin 2016 puis octobre 2017. L’agence européenne avait répondu point par point et, au final, les 2/3 des pays européens avaient voté pour. Il est facile, lors d’une émission TV militante à sens unique, de ne défendre qu’un point de vue. Lorsqu’il s’agit d’argumenter point par point, tous les arguments fallacieux s’effondrent. Une délégation de députés français, dont Sabine Thillaye (37), avait enquêté sur ce sujet en mars 2018. Bilan de l’enquête : aucune remarque importante qui ne remette en cause la validité de l’information. Et pourtant, les interrogations se sont faites sans complaisance.

 

Pour faire dans le sensationnel, Elise Lucet fait témoigner le jardinier américain. Il faudra vérifier à l’écoute de l’émission, mais les quantités qu’il dit avoir utilisées par jour, sans précautions, ne correspondent pas à un jardin mais à plusieurs dizaines d’hectares. Lors du procès, ses avocats ont évité d’affirmer qu’il y avait un lien certain et direct entre son cancer et l’utilisation du Roundup. Ils ont utilisé le fait qu’il n’y avait pas de mesures de précaution préconisées sur le bidon. Mais quel sera le résultat final du procès après appel ? La condamnation est déjà passée de plus de 240 millions de dollars à 75 millions. « On a demandé aux jurés californiens de faire une expertise scientifique pointue. Ce, dans le cadre d’une campagne de dénigrement très forte. Si on faisait un tel procès en France, les jurés auditeurs d’Envoyé Spécial pourraient-ils avoir suffisamment de discernement ? », interroge Jean-Claude Robin.

 

Le fonds oublié

Comme Nicolas Hulot (alors ministre - militant), les soi-disant journalistes TV partent du principe que la classification CIRC implique un danger quasi certain. Mais dans cette logique, il faudrait que le café, la charcuterie et l’alcool soient totalement prohibés. Ils sont répertoriés dans une classe de danger très supérieure. Contrairement à l’idée répandue sur les réseaux sociaux, il n’y a pas d’enquête qui montre des maladies ou décès d’agriculteurs liés au glyphosate. Au contraire, l’étude menée sur 53 000 agriculteurs aux Etats-Unis, où l’intensité d’utilisation du produit est bien supérieure, montre qu’il n’y a pas de lien entre glyphosate et maladie.

Et il est très peu probable que, lors de sa soi-disant enquête, Elise Lucet cherche à en savoir plus sur ce « co-expert », qui a participé aux travaux du CIRC et qui, une semaine après, signait un contrat de 160 000 dollars avec un cabinet d’avocat attaquant Monsanto.

 

La quasi-totalité du monde agricole est unanime sur ce dossier que chacun trouve totalement infondé : « réduire les utilisations : oui. Interdire : non ».

« Il faut regretter que, pour des raisons de développement de marchés, de recherche de captation des franges radicales du milieu agricole, des organisations syndicales agricoles avec peu d’adhérents s’associent aux ONG, aux spécialistes de la désinformation pour véhiculer l’agribashing », dénonce Jean-Claude Robin.

 

Dans l’émission, les arguments d’un utilisateur et d’un non utilisateur depuis plus de 20 ans sont échangés. Mais y aura-t-il le témoignage d’un agriculteur qui a décidé d’arrêter maintenant ? C’est uniquement ce genre de témoignage qui aurait de l’intérêt. 

En tout cas, si l’on se fie au site de l’Elysée, la réalité du terrain, cruelle pour les militants anti-glypho, est là : 12 réponses seulement  s’affiche sur ce site.

 

Sachant cela, peut-être est-ce un motif de plus pour ces anti-glypho dogmatiques de poursuivre la campagne de dénigrement. Leur objectif est qu’Emmanuel Macron conserve le choix de ne pas voir la réalité. En effet il lui faudrait faire marche arrière, remettre en question la campagne de désinformation dont un des leaders était son ancien ministre, Nicolas Hulot.

 

Le monde agricole ne doit pas accepter le matraquage du mensonge. Il doit répéter inlassablement que, partout dans le monde, les agences scientifiques indépandantes charges de dire si le danger théorique du CIRC était un vrai danger à l’utilisation on dit : « non ».

En France le 6 juin le directeur de l’Anses à dit : pas de danger. Mais les politique lui ont dit : « qu’importe la réalité scientifique, nous donnons l’ordre à l’Anses d’interdire le renouvellement des produits avec glyphosate ». Cela vient de commencer.

 

Le tribunal administratif de Lyon vient de donner raison aux antiglyphosate avec le »principe de précaution ». Le café étant cancérigène probable, doit ont collectivement aller au tribunal administratif pour l’interdire ?

 

Autres points pour réagir :

Gilles Séralini serait cité alors que son peu de sérieux, son militantisme qui décide, avant l’expérience de ce qu’il faut lire est connu et démontré. L’Inra a refait son étude sur les rats OGM  et la conclusion est sans appel : aucun liens. Coût pour le collectif : 15 millions d’euros


Lien vers la note UDSEA en PDF.

Vers l'article de Le Monde du 16 janvier, celui de Ouest France : aucun regard critique !

Document à consulter :

Jeunes Agriculteurs Jeunes Agriculteurs



Autres actualités
  • [14-08-2019]
    NOTIF SAFER du 5 août au 11 août 2019... Lire la suite
  • [12-08-2019]
    NOTIF SAFER du 29 juillet au 4 août 2019... Lire la suite
  • [09-08-2019]
    CETA Mercosur Position UDSEA Indre et Loire...
    Lire la suite
  • [08-08-2019]
    Dégrévement sécheresse 2018 et aide 500 € conseil régional...
    Lire la suite
  • [06-08-2019]
    OFFRES D'EMPLOI 7 AOUT 2019...
    Lire la suite

Actualités 1 - 5 / 47.
Pages ( 10 ) : [ 1 ] 2 3 4 5