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[21-09-2017]
  • Glyphosate, on ne lâche rien

Homologation/ L’action tous azimuts continue afin que le gouvernement sorte de sa position dogmatique sur le glyphosate.

Téléchargez en bas de page l'article Terre de Touraine du 22 septembre 2017


 

La bataille pour le renouvellement du glyphosate se poursuit. Les militants locaux UDSEA et JA ont fait passer le message, « AGRICULTURE : INTERDICTION  = DISTORSION, en allusion aux distorsions de concurrence qu’engendrerait l’interdiction du glyphosate. Le 14 septembre, l’UDSEA a rencontré la députée LREM du Chinonais, Fabienne Colboc. Christian Blanchard et Sébastien Prouteau, accompagnés de Patrice Allard, le directeur de la COPAC, ont présenté les éléments du dossier, tant en viticulture qu’en culture.

Les agriculteurs ne sont plus les seuls à appeler au bon sens. Lors d’une porte ouverte de l’APAD (Association de Promotion de l’Agriculture Durable), Stephane Le Foll a déclaré : « On a encore besoin du glyphosate. Interdire pour interdire, au nom du fait que le glyphosate c’est Monsanto et que l’on règle les problèmes de l’Histoire (NDLR : agent orange, guerre du Vietnam 1961), ce n’est pas se mettre dans la position d’assurer une transition agricole ». Dans l’Humanité (http://urlz.fr/5PAs), que l’on ne peut soupçonner de collusion avec les multinationales, le journaliste reprend l’essentiel des arguments concrets du monde agricole.

Les députés LREM d’Indre-et-Loire, D. Labaronne et F. Colboc ont posé une question écrite au ministre de l’agriculture. Dans les attendus du dossier ils soulignent « les conséquences de cette décision pour les agriculteurs, céréaliers et viticulteurs», l’impact économique « des pertes de compétitivité conséquentes pour des exploitations dont bon nombre sont déjà en difficulté» et de la « concurrence déloyale des produits importés » sans oublier l’impact négatif du retrait sur le plan environnemental, « à défaut de solution alternative ». Ils évoquent le compromis de 7 ans du Parlement européen et en, conclusion, souhaitent « savoir ce que le gouvernement envisage pour réduire l’impact matériel et financier sur la filière agricole française tout en continuant à faire avancer la recherche scientifique. »

 

Cohérence

Début septembre la FNSEA et l’APCA ont mis le gouvernement français devant ses responsabilités. La FNSEA qui se bat pour le renouvellement, interroge : « Tant qu’il n’y a pas d’alternative, pourquoi l’interdire ? ». L’APCA craint que la France ne défende pas un retrait progressif du produit et qu’elle ne cherche pas de solution alternative. Certains estiment que la défense du glyphosate n’est pas assez virulente. Comme l’explique Jean-Claude Robin, pour l’UDSEA : «il est peu probable que Nicolas Hulot et le premier ministre se déjugent. Le seul espoir est qu’ils acceptent un renouvellement plus court (7 ans ?). Il faut les mettre devant leurs incohérences.». Stopper un produit n’a de sens que s’il y a des solutions alternatives fiables. Sinon c’est du dogmatisme irresponsable. Lors de son audition au Sénat en juillet, Nicolas Hulot affirmait : « Je constate également l’absence d’alternative actuelle au glyphosate. Il n’en existe pas car le sujet a été sans cesse ajourné par le passé. Il faut que l’on comprenne qu’il est nécessaire de travailler aux alternatives. ». La FNSEA et l’APCA s’appuient sur ces propos pour exiger une position cohérente du gouvernement : qu’il donne des moyens réels à la recherche et, dans l’attente d’une éventuelle (et incertaine) solution, renouvelle le glyphosate. « Si la recherche trouve d’autres solutions, pas plus coûteuses et toutes aussi efficaces, tant mieux. Si elle ne trouve pas, les responsables politiques devront en prendre acte », résume Jean-Claude Robin.

 

Pourquoi cette action :

L’Union Européenne doit se prononcer sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate.  L’ organisme scientifique mandatés par l’UE propose le renouvellement après examen de impact éventuel sur la santé humaine. Malgré ces nouvelles expertises, le ministre Nicolas Hulot a annoncé que la France voterait contre ce renouvellement.

Nous ne comprenons pas le fondement d’une telle décision :

-        Les organismes scientifiques reconnus n’ont pas classé le glyphosate comme cancérigène.

o   L’annexe (lire ci-après) jointe synthétise les différents rapports avec les liens.

o   Lorsqu’un produit, exemple, le désherbant  isoproturon,  est déclassifié par l’UE suite à une analyse de l’ESFA, les agriculteurs se plient à la décision, sans protester, même si le produit est très utilisé.

-        Il s’agit avant tout d’une campagne idéologique des ONG : Extrait de la pétition Greenpeace « Stop au Glyphosate » : « Cependant, le glyphosate ne représente que le sommet de l’iceberg. À terme, nous devons progressivement débarrasser le monde de tous les pesticides chimiques. »  

L’ONG indique : « En la matière, les hommes politiques européens doivent prendre des décisions basées sur des données scientifiques reconnues et fiables. »

La transparence dans la méthode de l’ECHA (organisme européen mandaté pour donner un avis) est totale. Pourquoi les responsables du gouvernement ne suivent pas l’avis des scientifiques ?

 

L’impact sur l’économie agricole est énorme :

-        Près de 1 milliards d’euros de surcoût sur les cultures, plus marqué dans les régions intermédiaires comme la Touraine avec des sols à potentiel moyens.

-        Environ 120 à 150 millions de surcoût en vignes sans compter les risques de gel

L’impact environnemental est négatif :

-        Retour au travail mécanique du sol : plus de carburant, plus d’érosions.

-        Arrêt de la pratique de l’agriculture de conservation des sols (agro-écologie).

 

La classification du glyphosate par les organismes

 

Le monde agricole ne comprend pas pourquoi la France ne respecte pas la procédure Européenne de consultation des scientifiques et indique que « compte tenu des incertitudes » elle annonce voter contre le renouvellement.

En résumé : « Les scientifiques reconnus et agrées ont conclus « non cancérogène » pourquoi ne pas leur faire confiance ?

Une note compléte (distribuée au parlementaire) est disponible sur demande à l'UDSEA : faite un mail à syndical@udsea37.fr

 

Que dit le rapport de l’ECHA ?

Dans la procédure Européenne, l’ECHA, examine les données présentées par un Etat membre (ici l’Allemagne).

La procédure d’homologation devait aboutir en 2016. En 2015, le BfR, Agence d’évaluation sanitaire allemande (homologue de l’ANSES) en charge de l’évaluation du glyphosate avait conclu une première fois au caractère non cancérigène de la substance active.

L’autre organisme qui doit donner un avis, l »EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) a conclu fin 2015 qu’il était improbable que le glyphosate soit cancérigène, mutagène ou reprotoxique. Son évaluation a pris en compte le rapport du CIRC précédemment publié, ainsi qu’un certain nombre de données supplémentaires.

 

En Mai 2017, Suite à la nouvelle demande, le BfR  a publié un nouveau rapport qui évalue les dernières données scientifiques,  et conclue à nouveau à l’absence de classement cancérigène.

Une vidéo de l’ECHA explique la procédure : lien. On comprend que tous les partenaires, y compris les partisans de l’interdiction, y compris le CIRC sont associés dans une procédure transparente.

 

L’ECHA confirme le classement en toxicité pour les yeux et la vie aquatique mais pas cancérigène : extrait : « RAC concluded that the available scientific evidence did not meet the criteria in the CLP Regulation to classify glyphosate for specific target organ toxicity, or as a carcinogen, as a mutagen or for reproductive toxicity. »  Lien vers doc de presseLien vers dossier complet

 

 

Articles terres de touraine 8 septembre page 3 : lien

L'impact agricole en culture et vignes, les communiqués et lettres ouverte de l'ADAP et de Base : à demander à l'UDSEA

Document à consulter :

Jeunes Agriculteurs Jeunes Agriculteurs



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